Depuis la porte est, elle marchait… le regard perdu. Jamais elle n’avait vu de pareilles architectures... Akisroc était très étendue. Elle se perdit un moment avant de finalement trouver le Quartier Merkin et ses appréciés jongleurs, connus pour leur dextérité. Elle échappa un soupir de soulagement et continua donc sa marche jusqu’à sa nouvelle maison. Une grande bâtisse faite en vieilles pierres, dans un style assez rustique. Une vrai maison de paysanne, elle l’admettait… Mais qui d’apparence semblait chaleureuse et fort accueillante. Un sourire d’émerveillement se dessina sur son visage. C’était bien mieux qu’elle l’espérait ! En tout cas, sa façade était belle. Les rayons du soleil couchant orangés, l’éblouissaient à ravir ! Eleanor sentait qu’elle n’avait pas investit 100.000 Tormas d’Or pour du vent ! Pour en avoir le cœur net, elle ouvrit la porte d’entré grâce à une clef que l’ancien occupant lui avait léguée.
Elle pénétra alors dans la pièce principale, ouvrant les deux fenêtres de chaque côté de la porte d’entrée, afin que la pièce prenne un peu l’air... Voilà qui était mieux ! A la lumière du soleil couchant, elle découvrit une douzaine de tables, éparpillés d’une façon qui laissait penser que la personne ne savait pas utiliser son espace. D’un bref coup d’œil, la jeune femme avait déjà une idée de ce que serait ça taverne. Mais elle réorganisera les lieux plus tard, ce soir elle était tout simplement épuisée et pressée de voir le reste du bâtiment. Face aux fenêtres, à dix pas de là… un comptoir soigneusement sculpté, s’étendait sur toute la surface du mur parallèle à celui de l’entré. Sur sa gauche se trouvait une autre salle. Elle serait surement réservé à l’élite de sa clientèle… tandis qu’à droite du comptoir (face à la salle donc), se trouvait un escalier en spirale, vers lequel elle se dirigea pour visiter l’étage du dessus. Une fois en haut, elle observa un couloir et dix portes, ce faisant faces cinq à cinq. Elle ouvrit la première porte et entra dans ce qu’il sera bientôt une chambre confortable… Pour le moment, il n’y avait qu’un lit poussiéreux dans lequel personne n’aurait aimé dormir sauf elle…
Fatiguée, Eleanor redescendit au premier étage, fermer portes, volets et fenêtres à double tours avant d’aller se blottir sous les draps biens propres et exempts de poussière. Voilà, elle passait sa première nuit dans sa nouvelle demeure. Le marchand lui avait garanti que c’était une bonne affaire et c’était le cas ! Ce n’était guère une bâtisse des plus luxueuses mais ça conviendra tout à fait aux farouches guerriers qui peuplent la ville, ainsi qu’à n’importe quels autres badauds, en quête d’un logis bien entretenu où il fait bon s’établir pour une nuit, voir des fois plus ! Du moins, elle l’espérait. Elle s’endormit bien vite ce soir du 20 Grèsh 155. La lumière de la lune vint alors illuminer son beau visage humain, bien que défait par la fatigue. Les yeux fermés, elle ne rêvait plus qu’au succès de son auberge.
Le lendemain, c’est un soleil puissant qui vint réchauffer ses joues et la réveiller. Le chant des divers oiseux de la ville, n’était qu’une délicate attention de la faune pour les oreilles de la jeune humaine qui se réveilla de très bonne humeur. Elle ouvrit alors sa fenêtre et le vent frais matinal, s’engouffra dans la chambre, soufflant ses belles mèches de cheveux bruns juste un court instant. Vraiment, elle ne regrettait pas ses Tormas. Après s’être lavée le visage et habillée, elle descendit ouvrir la porte d’entrée et les deux fenêtres par la même occasion. C’est alors qu’elle réorganisa la pièce. Cinq tables à droite, cinq tables à gauche et des chaises en nombre autours de chacune d’elle. Il faut dire aussi que ces tables en bois de chêne étaient très pratiques ; près de deux mètres d’envergure. Puis elle installa des tabourets tout le long du grand comptoir, histoire que ceux qui veulent s’y alcooliser puissent le faire tranquillement. Enfin, elle installa une porte entre la pièce principale à la seconde salle. Histoire que ceux qui loue,t l’endroit plus tard y soient à l’aise. Eleanor était courageuse… De ses petites mains, douces et fragiles émanait enfait une poigne de fer. Il lui était cependant bien moins difficile de travailler pour une louable tâche que de force, elle l’admettait et c’est parce qu’elle aimait son travail qu’elle mettait du cœur à l’ouvrage !
Encore une journée des plus fatigantes… Avant d’aller se coucher, elle balaya tout de même les sols et aménagea les chambres à coucher pour qu’elle soit utilisable le lendemain. Il ne lui resterait plus qu’à trouver les marchandises à vendre, mettre l’écriteau et décorer les lieux. Très vite, elle s’allongea après avoir terminé sa tâche. Encore une nuit chez elle. Eleanor était contente, on sentait sa bonne humeur à chaque instant. Les « travaux » avançaient forts biens ! Elle estimait que le lendemain au soir, elle pourra ouvrir l’auberge à sa clientèle.
Une autre nuit passa et sont réveil fut rythmé de la même façon que la veille… Sauf qu’aujourd’hui, elle se fit plus belle qu’à l’accoutumé. Elle devait se balader dans les marchés, y trouver toutes la marchandise d’on-t-elle avait besoin pour accueillir et rassasier ses clients. Fruits, légumes, viandes, alcools, bougies, draps, soies, peintures d’artiste pour décorer les lieux. La liste était longue. Mais le plus important restait l’écriteau qui lui avait coûté une vrai petite fortune. Était gravé dessus, « Les Griffes de l’Ours » ! Un nom original, venu d’une légende d’un peuple puissant montant des Ours. Une légende, venue de la bouche de son grand-père. Une légende qu’Eleanor écoutait chaque nuit de son enfance… En fin de soirée, lorsqu’elle eu fini ses achats, elle rentra. Mais ce n’était pas pour se coucher. Ô combien non ! Elle sortit devant l'auberge avec l’un de ses tabourets pour installer à la vue de tous l’écriteau, jouant aux équilibristes pour parvenir à l'accrocher :

Finalement, en trois jours elle était parvenue à être fin prête. Ne restait plus qu’à se faire connaître auprès de la population et elle serait en mesure d’exercer le travail pour lequel elle avait tout laissé derrière elle… même sa famille. Bientôt, trois hommes s’installèrent au comptoir. Ils étaient grands, puissants musculairement… Sans doute des Nordiques ! Eleanor savait que la première approche déterminait toute l’issue d’une première rencontre :
« - Tourné de la patrone ! C’est moi qui régal ce soir ! Profitez-en, rien n'est garanti pour demain ! »
Les Nordiques trinquèrent alors en l’honneur de la tenancière qui avait déjà fidélisé une clientèle aimant les breuvages ! Vraiment… Tout se passait à merveille pour elle.

Aide

Multi-citation











