Le Nouveau Monde: Aux Griffes de l'Ours - Le Nouveau Monde

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Aux Griffes de l'Ours

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Eleanor 

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Posté 31 mai 2010 - 20:43

Il était tard. Eleanor commençait à avoir les jambes endolories tant la marche qu’elle avait effectué fut éprouvante. Pas moins de trois jours de marche depuis son village Da’mek jusqu’à Akisroc. Sur le chemin, elle avait croisé des hommes à chevaux mais ses ingrats n’avaient même pas daigné la regarder. Elle qui était pourtant si belle, personne n’avait succombé à son charme. Elle aurait adoré qu’un charmant seigneur, qui auraient pu l’aider à financer son auberge, vienne lui faire la cours et la transporte jusqu’à bon port… Elle était trop rêveuse et pourtant son rêve était réalisé.

Depuis la porte est, elle marchait… le regard perdu. Jamais elle n’avait vu de pareilles architectures... Akisroc était très étendue. Elle se perdit un moment avant de finalement trouver le Quartier Merkin et ses appréciés jongleurs, connus pour leur dextérité. Elle échappa un soupir de soulagement et continua donc sa marche jusqu’à sa nouvelle maison. Une grande bâtisse faite en vieilles pierres, dans un style assez rustique. Une vrai maison de paysanne, elle l’admettait… Mais qui d’apparence semblait chaleureuse et fort accueillante. Un sourire d’émerveillement se dessina sur son visage. C’était bien mieux qu’elle l’espérait ! En tout cas, sa façade était belle. Les rayons du soleil couchant orangés, l’éblouissaient à ravir ! Eleanor sentait qu’elle n’avait pas investit 100.000 Tormas d’Or pour du vent ! Pour en avoir le cœur net, elle ouvrit la porte d’entré grâce à une clef que l’ancien occupant lui avait léguée.

Elle pénétra alors dans la pièce principale, ouvrant les deux fenêtres de chaque côté de la porte d’entrée, afin que la pièce prenne un peu l’air... Voilà qui était mieux !  A la lumière du soleil couchant, elle découvrit une douzaine de tables, éparpillés d’une façon qui laissait penser que la personne ne savait pas utiliser son espace. D’un bref coup d’œil, la jeune femme avait déjà une idée de ce que serait ça taverne. Mais elle réorganisera les lieux plus tard, ce soir elle était tout simplement épuisée et pressée de voir le reste du bâtiment. Face aux fenêtres, à dix pas de là… un comptoir soigneusement sculpté, s’étendait sur toute la surface du mur parallèle à celui de l’entré. Sur sa gauche se trouvait une autre salle. Elle serait surement réservé à l’élite de sa clientèle… tandis qu’à droite du comptoir (face à la salle donc), se trouvait un escalier en spirale, vers lequel elle se dirigea pour visiter l’étage du dessus. Une fois en haut, elle observa un couloir et dix portes, ce faisant faces cinq à cinq. Elle ouvrit la première porte et entra dans ce qu’il sera bientôt une chambre confortable… Pour le moment, il n’y avait qu’un lit poussiéreux dans lequel personne n’aurait aimé dormir sauf elle…

Fatiguée, Eleanor redescendit au premier étage, fermer portes, volets et fenêtres à double tours avant d’aller se blottir sous les draps biens propres et exempts de poussière. Voilà, elle passait sa première nuit dans sa nouvelle demeure. Le marchand lui avait garanti que c’était une bonne affaire et c’était le cas ! Ce n’était guère une bâtisse des plus luxueuses mais ça conviendra tout à fait aux farouches guerriers qui peuplent la ville, ainsi qu’à n’importe quels autres badauds, en quête d’un logis bien entretenu où il fait bon s’établir pour une nuit, voir des fois plus ! Du moins, elle l’espérait. Elle s’endormit bien vite ce soir du 20 Grèsh 155. La lumière de la lune vint alors illuminer son beau visage humain, bien que défait par la fatigue. Les yeux fermés, elle ne rêvait plus qu’au succès de son auberge.

Le lendemain, c’est un soleil puissant qui vint réchauffer ses joues et la réveiller. Le chant des divers oiseux de la ville, n’était qu’une délicate attention de la faune pour les oreilles de la jeune humaine qui se réveilla de très bonne humeur. Elle ouvrit alors sa fenêtre et le vent frais matinal, s’engouffra dans la chambre, soufflant ses belles mèches de cheveux bruns juste un court instant. Vraiment, elle ne regrettait pas ses Tormas. Après s’être lavée le visage et habillée, elle descendit ouvrir la porte d’entrée et les deux fenêtres par la même occasion. C’est alors qu’elle réorganisa la pièce. Cinq tables à droite, cinq tables à gauche et des chaises en nombre autours de chacune d’elle. Il faut dire aussi que ces tables en bois de chêne étaient très pratiques ; près de deux mètres d’envergure. Puis elle installa des tabourets tout le long du grand comptoir, histoire que ceux qui veulent s’y alcooliser puissent le faire tranquillement. Enfin, elle installa une porte entre la pièce principale à la seconde salle. Histoire que ceux qui loue,t l’endroit plus tard y soient à l’aise. Eleanor était courageuse… De ses petites mains, douces et fragiles émanait enfait une poigne de fer. Il lui était cependant bien moins difficile de travailler pour une louable tâche que de force, elle l’admettait et c’est parce qu’elle aimait son travail qu’elle mettait du cœur à l’ouvrage !

Encore une journée des plus fatigantes… Avant d’aller se coucher, elle balaya tout de même  les sols et aménagea les chambres à coucher pour qu’elle soit utilisable le lendemain. Il ne lui resterait plus qu’à trouver les marchandises à vendre, mettre l’écriteau et décorer les lieux. Très vite, elle s’allongea après avoir terminé sa tâche. Encore une nuit chez elle. Eleanor était contente, on sentait sa bonne humeur à chaque instant. Les « travaux » avançaient forts biens ! Elle estimait que le lendemain au soir, elle pourra ouvrir l’auberge à sa clientèle.  

Une autre nuit passa et sont réveil fut rythmé de la même façon que la veille… Sauf qu’aujourd’hui, elle se fit plus belle qu’à l’accoutumé. Elle devait se balader dans les marchés, y trouver toutes la marchandise d’on-t-elle avait besoin pour accueillir et rassasier ses clients. Fruits, légumes, viandes, alcools, bougies, draps, soies, peintures d’artiste pour décorer les lieux. La liste était longue. Mais le plus important restait l’écriteau qui lui avait coûté une vrai petite fortune. Était gravé dessus, « Les Griffes de l’Ours » ! Un nom original, venu d’une légende d’un peuple puissant montant des Ours. Une légende, venue de la bouche de son grand-père. Une légende qu’Eleanor écoutait chaque nuit de son enfance… En fin de soirée, lorsqu’elle eu fini ses achats, elle rentra. Mais ce n’était pas pour se coucher. Ô combien non ! Elle sortit devant l'auberge avec l’un de ses tabourets pour installer à la vue de tous l’écriteau, jouant aux équilibristes pour parvenir à l'accrocher :


Image IPB

Finalement, en trois jours elle était parvenue à être fin prête. Ne restait plus qu’à se faire connaître auprès de la population et elle serait en mesure d’exercer le travail pour lequel elle avait tout laissé derrière elle… même sa famille. Bientôt, trois hommes s’installèrent au comptoir. Ils étaient grands, puissants musculairement… Sans doute des Nordiques !  Eleanor savait que la première approche déterminait toute l’issue d’une première rencontre :

« - Tourné de la patrone ! C’est moi qui régal ce soir ! Profitez-en, rien n'est garanti pour demain ! »

Les Nordiques trinquèrent alors en l’honneur de la tenancière qui avait déjà fidélisé une clientèle aimant les breuvages ! Vraiment… Tout se passait à merveille pour elle.

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Qësh 

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Posté 31 mai 2010 - 21:19

Qësh ainsi que deux autres Ursalis d’Hyrkina avaient été délégués à Akisroc par Terkhäan. Le grand Thäal n’avait jamais mit les pieds à la capitale, et ne souhaitait visiblement pas les y mettre. Qësh n’avait pas tout compris, comme à son habitude, mais un échange de missive avec les autorités de la ville était apparemment la source de sa crainte pour l’endroit. Sans trop poser de question, il était alors parti à la découverte d’Akisroc au compte des Thäals d’Hyrkys.

Arrivé là-bas, il leur avait fallut trouver un endroit ou rester. Ayant garé leurs ours dans la périphérie de la ville, ils avaient parcouru les dernières lieues à pied et avaient pu admirer les alentours. Qësh aimait se laisser aller à ses rêveries, car il était un homme constamment la tête dans les étoiles, jamais vraiment les pieds sur terre. Ce trait de caractère lui valait une maladroitesse incomparable et une distraction des plus remarquables. Malgré tout, il était un bon Ursalis, fidèle à son Thäal qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance, tout comme le ciel et les étoiles qu’il chérissait tant. Mais cette fois, sa promenade n’avait pas été aussi plaisante qu’à son habitude : que de grisailles, de pierre et de tristesse. Cette ville manquait de verdure, de vie et surtout d’animation. Il comprenait à présent la drôle d’impression qu’avait donné ceux que l’on nomme « Absolue Conscience » à son Thäal, et cherchait désespérément un peu de gaité dans cette ville aux allures de cimetières.

Soudain, une rue attira leur attention. Elle semblait plus vivante que les autres, plus habitée aussi. Ils s’engouffrèrent dans le quartier, découvrant ce qu’ils sauraient plus tard être le fameux Quartier Merkin. Quelques troubadours vagabondaient tandis que quelques tavernes, portes grandes ouvertes, laissaient sortir le mélodieux son de la musique que jouaient quelques joyeux voyageurs à l’intérieure. Un écriteau attira plus particulièrement les trois nordiques, car leurs pas s’arrêtèrent d’un coup lorsqu’ils lurent ce qui y figurait : Les Griffes de l’Ours. Évidemment, ils n’hésitèrent pas un instant de plus et franchirent le pas de la porte, pénétrant dans l’auberge visiblement vide. Tout semblait flambant neuf, comme si jamais encore aucun client n’avait mit le pied dans ce lieu.

Ils s’installèrent au comptoir, posant leur arrière train significativement soulagé du voyage sur de magnifiques tabourets. Adossé au bar, ils cherchaient du regard le moindre signe de vie, lorsqu’une voix féminine vint rompre leur pesant silence …

« - Tourné de la patrone ! C’est moi qui régal ce soir ! Profitez-en, rien n'est garanti pour demain ! »

Qësh sursauta. Il n’avait évidemment pas vu la tenancière arrivé, et manqua qui plus est de dégringoler de son tabouret tant sa surprise était grande. Ils se retournèrent tous trois et en un instant leur visage changea. Cette femme était magnifique. L’un des deux compagnons de Qësh se racla la gorge bruyamment, signifiant leur embarras et surtout la nécessité pour ce qui s’apparentait à leur meneur de donner une réponse. Qësh reprit donc ses esprits et, tapant joyeusement du point sur le bar, s’écria :

« - Mettez-nous donc trois pintes, tenancières ! De braves voyageurs comme ces deux là vous n’en verrez pas souvent, ils méritent que vous leur apportiez tous vos soins ! »


#3 L'utilisateur est hors-ligne   Eleanor 

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Posté 01 juin 2010 - 13:09

Décidément, fort sympathique ces trois nordiques. Eleanor avait une chance inouïe de ne pas être tombé sur d'immondes skavens ou autres vermines de la ville basse en guise de premiers client. Elle leur servit donc leurs pintes, décidées à faire d'eux des futurs habitués. L'un des trois la faisait beaucoup rire, car il dissimulait très mal sa gêne face à la beauté de la tenancière. Elle se savait, et en jouait, bien qu'elle trouve très agaçant de se faire fréquemment dragué par les badauds, lourdauds et autres saligauds de son village. M'enfin, ceux-ci étaient inoffensifs, et ils ne semblaient pas emprunts de mauvaises intentions.

« - Et voila trois pintes du plus délicieux des hydromels pour ces messieurs. Goutez-moi ce nectar, vous m'en direz des nouvelles ! » leur glissa-t-elle à l'oreille en déposant les boissons sur le comptoir.

Elle repartir à l'arrière, car il lui restait tout de même quelques détails à régler. Quelques marchandise à classer et étiqueté pour la plupart. C'était une femme très ordonnée, qui savait tenir les choses en ordre et place. Visiblement, son écriteau avait bien fonctionné, à moins que cela ne soit un coup de chance ? Peut-importait, elle était contente d'avoir déjà du monde, si on pouvait appeler ça comme ça. Une fois cela fait, elle revint vérifier qu'ils ne s'étaient pas volatilisé comme des voleurs, bien que le bruit qu'ils provoquaient ne lui avait laissé aucun doute à ce sujet durant son séjour dans la réserve.

Elle s'interrogeait tout de même sur la nature de ces voyageurs, car il ne semblait pas habitués aux tavernes et auberges du quartier Merkin. Que de bagages avec eux, tout un attirail. Elle se rapprocha donc un peu et attendit que celui qui parlait termine sa phrase pour interrompre leur conversation.


« - Dites moi messieurs, si cela ne vous gêne pas, pourriez-vous me parler un peu de vous ? Vous ne semblez pas être de la région ... vous êtes en voyage à Akisroc pour affaire ? »

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Warsark 

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Posté 01 juin 2010 - 16:43

Warsark et Tark avait voyage une semaine entière pour arriver au rendez vous fixé a Akisroc comme promis. Il passa les portes de la villes sur son fidèle Kinton, son cheval blanc qui l'accompagnait de partout. C'était la première fois qu'il venait en ville, et au premier regard il était déjà impressionné par la place Forzell, aussi belle que dans les récits qu'on lui avait fait.

Warsark et Tark s'arrêtèrent la un instant, auprès d'une fontaine pour se reposer un peu : " Mon ami, nous sommes en avance, notre ami n'a pas encore du arriver dit Tark
- Je sais, répondit Warsark, j'ai fais exprès pour que nous puissions prendre nos aises et que nous nous installions a l'auberge. ". Tout à coup, Warsark vit une magnifique nordique passer. Comme à son habitude, Warsark décida de la suivre : " Va a la taverne mon ami, je te rejoins après avoir discutaillé avec cette magnifique jeune femme ! " et sur ces mots il enfourcha son cheval et suivi la belle étrangère.

Il l'a suivit jusque sur la place du marché et la vit acheter fruits et légumes. Il l'observa de loin, de peur de l'effrayer avec son teint noir.. Il l'a trouvait vraiment magnifique avec ses longs cheveux noirs, sa taille fine, son visage angélique. En même temps, il remarqua que c'était une femme d'affaire qui ne se laissait surement pas marcher sur les pieds.

A un moment, il l'a vit acheter un écriteau " Les Griffes de l'Ours " il se souvint alors qu'il avait rendez vous dans une auberge qui portait le même nom et la suivit dans des petites ruelles ou les vêtements étaient accrochés entre les fenêtres et les habitants le regardaient passer sur son cheval blanc, qui nuançait avec son teint noir. La jeune femme avait l'air de bonne humeur. Son ami lui avait dit que l'auberge venait tout juste d'ouvrir, ce qui expliquait cette joie.

Il retrouva son fidèle Tark devant l'auberge juste au moment ou trois nordiques entraient dans l'auberge. Ils les entendirent prendre commande auprès de la matrone et descendirent de leur cheval. Ils les accrochèrent a un emplacement près de l'auberge et entrèrent : " Bonjour gente dame, bonjour messieurs ! J'aurai besoin de louer votre arrière salle pour un rendez vous discret avec un ami démon ! Serait-ce possible ?! "



#5 L'utilisateur est hors-ligne   Eleanor 

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Posté 01 juin 2010 - 18:51

A peine eu-t-elle le temps de poser sa question que deux nouveaux arrivants firent irruption dans l'auberge. Décidément, à cette allure c'était bientôt tout Akisroc qui rentrerait dans son auberge. Quel bonheur ! Le nordique n'avait même pas eu le temps de se présenter ou de dire quoi que ce soit, le bruit de la porte les avait littéralement coupé. Les nouveaux arrivants vinrent directement droit au but, questionnant Eleanor sur la possibilité d'utiliser la petite salle située à l'arrière.

« - Bonjour gente dame, bonjour messieurs ! J'aurai besoin de louer votre arrière salle pour un rendez vous discret avec un ami démon ! Serait-ce possible ?! » demanda le premier des deux.

Lorsqu'ils eurent fini leur progression depuis l'entrée, Eleanor pu observer le visage de son interlocuteur. Il était noir, comme la cendre, elle n'avait jamais vu quelque chose de tel. Cependant, elle s'était bien mis en tête avant son arrivée à la capitale qu'elle risquerait de croiser d'étranges créatures. La ville était connue pour sa diversité culturelle, mais Eleanor n'avait jamais imaginé voir quelque chose de telle. Alors lorsque ce qui s'apparentait à un efle à la peau sombre lui parla de démon, elle se demanda donc quelle folie lui avait prit de venir s'installer ici.

Au bout d'un instant, elle reprit ses esprits. Après tout, il existait peut-être de gentil démon. Et puis elle louait cette salle, mais à vrai dire, que pouvait elle vraiment faire pour savoir ce qu'ils y feraient ? Pas grand chose. Leurs affaires étaient leurs affaires. Elle se redressa donc, s'éclaircissant rapidement la gorge. Elle avait l'air pour être la seule personne au monde à garder un tel rafinement dans ce genre de situation, c'était indescriptible, c'était Eleanor en fait ...


« - Euh et bien oui, oui ! C'est tout à fait possible ! suivez-moi, je vais vous y emmener, monsieur ... ? »

Elle le regarda, un sourcil levé, signifiant son désire d'en connaître plus sur ce drôle de personnage. Il semblait mystérieux, et venant lui aussi de loin. A propos de mystère, Eleanor se rapella qu'elle n'avait pas terminé sa conversation avec les trois Nordiques, et qu'il lui faudrait tout de même savoir qui ils étaient, tant ils semblaient sympathiques ... Elle se tourna donc vers eux, toujours souriante, et leur chuchota :

« - Nous reprendrons notre conversation juste après ... Savourez donc vos pintes messieurs ! »

Elle accompagna sa phrase d'un clin d'oeil, espérant que l'elfe ne s'impatientait pas. Puis, retrouvant son sérieux, elle fit mine aux deux voyageurs fraîchement arrivés de la suivre.

« - Voila pour vous ... Installez donc vos affaires, faites comme chez vous ! Si vous désirez quoi que ce soit à boire, faites moi signe, je serais à l'avant. A qui dois-je donc annoncer votre ami démon ? » termina-t-elle, pressée de retournée tenir le bar de son son auberge ...

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Warsark 

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Posté 01 juin 2010 - 19:14

Il vit la patronne le dévisageait et se demanda ce qu'elle pouvait bien penser. Surement se demandait-elle ce que pouvait bien faire un elfe noir et un démon quémandant un rendez vous discret dans une arrière salle d'auberge.. Elle devait surement aussi penser qu'il devait être bizarre avec son teint noir cendre car il l'a vit hausser les sourcils. Mais elle reprit très vite son sérieux. Warsark fut impressionné par ce retournement. Elle avait l'air de maitriser très bien ces émotions, une femme de poigne comme il l'avait deviné...

« - Euh et bien oui, oui ! C'est tout à fait possible ! suivez-moi, je vais vous y emmener, monsieur ... ? »


Tark et lui la suivirent dans l'arrière salle, un endroit propret et charmant, qui était surement fraichement nettoyé. Ils s'installèrent sur une banquette et se dévêtirent.

" - Voila pour vous ... Installez donc vos affaires, faites comme chez vous ! Si vous désirez quoi que ce soit à boire, faites moi signe, je serais à l'avant. A qui dois-je donc annoncer votre ami démon ? "


Il scruta la tavernière. Elle avait l'air pressé de retourner à ses affaires, il décida donc de ne pas la retenir plus longtemps !

" - Warsark, L'elfe noir, seigneur d'Othinäs. Ne vous inquiétez pas nous prendrons soin de votre charmante petite arrière salle, c'est un rendez vous de courtoisie. Emmenez nous deux pintes aussi. Et si vous pouviez me dire le nom qui va avec ce ravissant visage ?! "

#7 Cryptographe Krahide

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Posté 01 juin 2010 - 20:07

La ville appartenait à présent au Guide. Plus rien ne lui échappait. Les Bas Quartiers eux-mêmes, autrefois jugée zone marginale et incontrôlable, se voyaient sous l’emprise d’un pouvoir absolu. Les voleurs pouvaient croire bénéficier d’une grande liberté, ce qui restait plus ou moins le cas, ils étaient à la merci de l’Absolue Conscience, qui observait tout, voyait tout. Ou presque. Le voile noir du Guide s’abattait d’une force impitoyable.

L’ensemble des décrets avaient été appliqués avec une étonnante efficacité. La volonté du Guide, comme disaient les cryptographes et leur force de terrain, ne connaissait plus aucun contretemps. Restait quelques cas isolés, que la milice parvenait à résoudre sans aucunes difficultés particulières. Les prisons restaient très peu occupées. Les condamnations à mort ou les morts tout court restaient encore plus rare. L’Absolue Conscience avait une étonnante capacité à se faire respecter sans faire usage de la force.

La tournée hebdomadaire du Quartier Merkin avait commencé tôt ce matin. Il s’agissait de contrôler les bâtiments de façon visuelle, et vérifier qu’il n’y avait pas d’anomalies particulières. Elles pouvaient être de tout ordre. Il s’agissait surtout de vérifier que les factions respectaient leurs engagements. Pour l’Eglise, qui avait bénéficié de cette partie de la ville, il n’y avait rien à reprocher. Certains miliciens se demandaient même parfois si l’ordre religieux existait toujours. Il s’agissait de contrôler aussi les commerces, pour s’assurer qu’ils étaient considérés comme conforme au code de la ville. Puis il y avait les auberges, qui rentraient évidemment dans la catégorie des commerces, mais avec une petite nuance. Les auberges rentraient dans ce que l’Absolue Conscience nommait les lieux communautaires. Très surveillés, car ils pouvaient représenter des sites de rencontres nuisibles au Guide. Les plus infectes des machinations pouvaient naître du plus commun des lieux, du moment que ceux-ci favorisaient l’échange.

Korvar était de mission ce jour là, avec trois autres miliciens. Ils circulaient en groupe, bien en rang, la tête haute, bien droits dans leurs bottes. La journée avait été avare en anomalies, comme ils disaient. Ne restait plus que la ruelle principale, qu’ils faisaient en dernier. Ils tombèrent alors sur cette nouvelle façade, qui avait du se créer au début de la semaine, pour qu’ils l’aient raté avant. Les aubergistes ne perdaient plus de temps. Cette bâtisse était inoccupée depuis déjà un certain temps. En tout cas, une pancarte semblait lui donner une identité locale. «  Aux griffes de l’Ours ».

Sans attendre, les quatre hommes pénétrèrent dans l’auberge. Il y avait quelques clients à l’intérieur. Sur le plancher, les bottes des miliciens claquaient. Ils s’approchèrent du comptoir inoccupé. Korvar se posa en face, s’en s’y appuyer, restant droit et discipliné. Il sortit un document de sa poche, puis le posa sur l’épaisse planche. Il indiqua ensuite à ses hommes de se tenir en garde. Finalement, il prit la parole, ne tournant cependant toujours pas son visage qui fixait la façade derrière le comptoir.

« - Est-il possible de rencontrer le responsable de ce lieu communautaire illégal et non déclaré afin de régulariser sa situation, tant qu’il en est encore temps. »



#8 L'utilisateur est hors-ligne   Warsark 

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Posté 01 juin 2010 - 20:51

Warsark et Tark se raidirent quand ils entendirent les bottes des soldats frapper contre le sol en bois de l'auberge. Ils se demandèrent pourquoi des soldats pénétraient dans une auberge à l'improviste. Ils ne se levèrent pas pour aller voir, mais ils étaient prêt a agir au premier signe... Tout à coup, une voix grave résonna :

« - Est-il possible de rencontrer le responsable de ce lieu communautaire illégal et non déclaré afin de régulariser sa situation, tant qu’il en est encore temps. »

Cela s'annonçait mal.. Son rendez vous approchez et Warsark avait peur qu'il soit interrompu par ces soldats. Et puis pourquoi Lykalon lui avait donné rendez vous dans cette auberge? D'accord elle était neuve ce qui expliquait qu'il voulait venir car il n'y aurait pas trop de monde mais voila le travail ! D'ailleurs cela fait des heures que je l'attend et je n'ai toujours pas senti son odeur de souffre approcher ! Les démons et leur sens de la ponctualité !

Warsark se leva et entrebailla la porte. Il y avait la 4 miliciens.. Celui qui avait parler avait l'air plus important que les autres..
Il se rassit et espèra de tout son coeur que la belle tavernière avait ses papiers..  

" Tark mon ami !
- Oui ?
- Ne trouve tu pas que la tavernière a un charme fou ?!
- Oh vous savez seigneur depuis que je suis marié, mon regard envers une autre que ma femme a changé..
- Ah sacré Tark ! AHAHAH ! Tu me feras toujours bien rigolé ! "

Warsark cessa de rire et se concentra sur les bruits de l'autre salle. Qu'allait-il se passer ?

#9 L'utilisateur est hors-ligne   La Colérique Layina 

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Posté 01 juin 2010 - 21:22

"Que de chemins parcourus depuis si peu de temps" se disait Layina à elle même en marchant tranquillement dans Akisroc. En effet, depuis la révolte dans son royaume, qu'elle avait orchestrée et depuis que son peuple l'avait élue juste après, sa descendance avec d'anciens grands ou humbles seigneurs de Dragostina comme l'attestait la bibliothèque secrète fraîchement découverte de sa famille, l'ascension rapide de son royaume dans Dragostina, ses multiples communications avec moult seigneurs de part et d'autres du monde dont une la troublait comme une pucelle, elle était déboussolée. " Allons Layina tu n'es plus une graine fraîchement semée mais une belle plante dont les fleurs sont en boutons", lui dictait sa conscience.

De rue en rue, elle avançait de façon aléatoire jusqu'à se trouver dans un quartier où des ménestrels et des jongleurs amusaient les passants. Elle se laissa aller goulument à l'ambiance, "depuis combien de temps ne mettais je point senti aussi bien ?" se dit elle. Dans l'exaltation de son plaisir, elle se mit à danser sur la chanson d'un ménestrel, mais voulant accélérer sur le rythme de l'air du chanteur, elle trébucha et s'étala de tout son long. Dans sa chute sa prothèse de main en fer se détacha de son petit reste d'avant bras et tomba avec fracas sur le sol. Toute l'assemblée s'arrêta net, Layina se débattait dans sa cape et avait bien du mal à se redresser. Elle s'empara rapidement de son membre artificiel, en fait de sa main gauche. Sa cape ne tenait plus sur ses épaules mais pendue dans son dos et tenue par la mince lanière au niveau de son col, son moignon était bien apparent et tous la regardaient.

Cela ne faisait que quelques semaines qu'elle avait perdu son membre, elle avait grand mal à assumer son infirmité et surtout le regard des autres. Frénétiquement elle rechercha un lieu où se mettre à l'abri et juste sur sa gauche une grande bâtisse, faite en vieilles pierres, dans un style assez rustique avec la porte légèrement entrouverte, apparut. Elle se précipita dans ce refuge les larmes aux yeux, refermant la porte derrière elle et se retournant tout en disant très rapidement et à moitié en sanglot :


" - Je vous prie de m'excuser mais j'ai juste besoin d'un endroit tranquille pour... "

La salle était pleine et elle ressemblait à ... non, c'était une auberge. Pour la deuxième fois de la journée Layina s'effondra sur le sol, mais cette fois ci agenouillée et tétanisée. Mais elle ne pleurait plus. Sa main gauche était crispée sur son gantelet métallique qui était orné de piques et de lames pour le combat. Ces dernières s'étaient enfoncé dans cette main et faisaient couler sur sa robe du sang au niveau des cuisses.

[Edit modo : attention à ta ponctuation, ta conjugaison et tes oublis de verbes. Essais de structurer ton texte également. Merci ]

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Qësh 

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Posté 02 juin 2010 - 15:52

Que de tumultes en un si court instant. Les Ursalis n'y avaient clairement rien compris, en particulier Qësh pour qui il fallait toujours un temps de réaction plus long que les autres. Alors qu'ils allaient expliquer à cette dame le motif de leur venue à Akisroc et leur origine commune, de nouveaux arrivants avaient fait apparition dans l'auberge. Et pour tout vous dire, ces gens là ne plurent pas des masses à Qësh. Le premier des deux était un elfe noir, d'un ton foncé comme n'en avait que rarement les Nordiques. Il demande malgré tout très poliement à la tenancière l'autorisation d'accéder à une salle arrière, avant de disparaitre derrière entrebâillement de cette porte que Qësh n'avait lui même pas remarqué.

Des bruits de pas se firent ensuite entendre du côté de l'entrée, et ce qui s'apparentait à la milice de la ville fit incursion sur les lieux. Ces hommes portaient de sombres uniformes sur lequel avait été brodé une sorte de drôle hexagone. Décidément les gens de cette ville ne semblait pas être des plus acueillants. Ils devaient avoir eu de la chance de trouver sur cette tenancière dont il ne connaissait toujours pas le prénom. Le premier des miliciens prit froidement la parole, exigeant de la dame la preuve des ordres administratifs apparemment exigés sur les lieux.

A peine eut-il terminé sa phrase qu'un nouvel évènement vint perturber les lieux que les Nordiques avaient a première vue trouvé si tranquille. Une femme entra, équipée comme un soldat, elle s'excusa pour le tumulte de son entrée théâtrale mais s'effondra au sol avant de pouvoir la terminer. Du sang coula, et les regards des Nordiques se croisèrent afin de décider de qui agirait le premier. Les miliciens quand à eux n'avait visiblement aucune autre préoccupation que l'apparition prochaine de la gérante de cette drôle d'Auberge. Dans l'esprit de Qësh, tout se mêlait, c'était en effet un drôle de scénario qui se déroulait sous ses yeux. Il se décida enfin à agir et s'approcha de la femme qui venait se son entrée, espérant qu'elle accepte son aide visiblement nécessaire.

« - Dame, que se passe-t-il ? Laisser moi vous aider à vous relever, vous avez besoin d'aide, de soins. » S'exclama-t-il.

Puis il fit mine à ses compères de l'aider, histoire d'amener de quoi asseoir cette femme. Sa blessure était spéciale, Qësh ne comprenait pas bien comment cela s'était produit. De l'autre côté de la pièce, on attendait toujours que la tenancière réponde aux questions des miliciens, visiblement déterminés.




#11 L'utilisateur est hors-ligne   Eleanor 

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Posté 02 juin 2010 - 16:42

« - Est-il possible de rencontrer le responsable de ce lieu communautaire illégal et non déclaré afin de régulariser sa situation, tant qu’il en est encore temps. »

Son sang ne fit qu'un tour. Eleanor se figea, écoutant les mots résonner dans sa tête. « illégal », « non déclaré », « régulariser », mais qu'est-ce que tout cela voulait dire ? Elle n'y comprenait rien pour être honnète, pas plus que l'animation qui règnait dors et déjà dans sa nouvelle auberge. Faisant son apparition dans la salle principale du bâtiment, elle faisait le compte : trois nordiques, puis deux voyageurs dont l'elfe noir, quatres miliciens, et maintenant cette dame. En quelques minutes, dix personnes avaient réussis à franchir le pas de sa porte et à lui faire oublier qui elle était. C'était tout bonnement déboussolant. Malgré tout, il lui fallait rependre ses esprits. Les sentinelles d'Akisroc attendait toujours leurs réponses tandis que les Nordiques semblaient, heureusement pour elle, s'occuper de la nouvelle arrivante. Et elle était blessée de surcroits, quelle aventure ! Régulariser régulariser, visiblement elle s'était mise dans un sacré embarra.

Soudain, une idée survint dans son esprit ... Elle n'aimait que rarement user de ses charmes pour se sortir des situations délicates, mais il fallait reconnaître que cela lui était occasionnellement très utile. Elle s'approcha donc du milicien et, de là ou elle était, c'est à dire juste en face de lui, de l'autre côté du comptoir, se pencha discrètement afin de se rapprocher de lui.


« - Messieurs, je ne vois pas précisément ce que vous exigez de moi ... Je suis nouvelle arrivante à la capitale, et n'ai aucune connaissance des différentes démarches administratives à entreprendre lors de l'ouverture d'une Auberge de ce type. Dois-je déclarer mon établissement ? Peut-être, à vrai dire je n'en savais rien. Cependant, je ne doute pas que tout bon milicien que vous êtes vous êtes capable de m'éclairer à ce sujet, me tromperais-je ? »

Elle termina sa phrase par un petit sourire, sincère, car il était dans le fond vrai qu'elle n'était pas au courant des démarches à entreprendre pour déclarer l'auberge. Elle espérait tout de même que ses arguments avaient fonctionné, surtout qu'il n'était pas difficile de là ou se trouvait la sentinelle d'avoir une vue, comment dire ... plongeante sur le décolleté d'Eleanor. Avait-il louché durant sa déclaration ? Elle attendait leur réaction pour le savoir ...

#12 Cryptographe Krahide

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Posté 02 juin 2010 - 20:41

L’arrivée d’une femme dans l’auberge intrigua les hommes de l’Absolue Conscience, qui y accordèrent une infime partie de leur attention. Leur priorité n’était pas celle-ci pour le moment. Ils n’avaient pas à s’occuper d’une femme en détresse, même si elle se trouvait au seuil de la mort. Il n’aurait s’agit de la première personne que l’Absolue Conscience laisse mourir dans l’indifférence. L’auberge n’était pas en règle, il fallait résoudre ce contretemps, d’une façon ou d’une autre. Les choix n’étaient pas multiples pour celle qui se présenta comme étant la responsable du commerce. Soit elle acceptait, et se soumettait, soit l’auberge était purement et simplement fermée. Une solution qu’elle ne voulait sûrement pas choisir. Une éventualité que Korvar ne soupçonnait pas. Il ne soupçonnait rien. L’école de Krahide avait sur lui aussi sérieusement déteint.

Deux choix s’imposaient, il ne cherchait à favoriser aucune éventualité, tout comme il envisageait l’une comme l’autre à égalité de chance. Aussi, il tenta de se montrer coopératif, indifférent l’attitude de la femelle.

« - Les bâtiments de la cité sont propriétés du Guide. Il est interdit d’en faire l’occupation sans une autorisation au préalable. Un formulaire telle que celui-ci doit être rempli. »

Il montra du doigt le document posé sur le comptoir, que la femelle n’avait visiblement pas vu encore. Se voulant clair et explicite, il poursuivit, afin d’obtenir sa réponse, négative ou positive le plus rapidement possible.

« - Etes-vous la responsable de ce lieu ? Si oui, il vous faut remplir ce formulaire dès à présent, ou fermer votre commerce. Si non, nous demandons à voir un responsable immédiatement. S’il est dans l’incapacité de se présenter, il faudra fermer ce commerce immédiatement en attendant d’avoir le document rempli. »

A aucun moment Korvar ne détourna son regard. Il fixait les yeux de la serveuse avec une indifférence acide. Jamais il ne les détourna. Ni pour regarder plus bas que le visage de son interlocutrice, ni pour observer la pauvre femme qui semblait blessée derrière lui. Pour autant, il restait aux aguets. La menace pouvait surgir de partout, même dans une cité pourtant conquise par l’Absolue Conscience. Il espérait juste la coopération de la femelle, afin de pouvoir quitter l’endroit, et continuer leur tâche, en appliquant dans les bonnes règles la volonté du Guide.



#13 L'utilisateur est hors-ligne   La Colérique Layina 

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Posté 03 juin 2010 - 02:26

Tout était arrivé vite, trop vite. Au dehors puis à peine rentrée dans l'auberge. "Layina" Sa conscience lui parlait encore et toujours. "reprend toi ma belle, n'oublie jamais les trois règles". Et oui les trois règles : "observation, réflexion, action" murmura-t-elle. Les mots de son père raisonnaient en elle comme le sang lui montait à la tête et elle reprit un peu de prestance. Elle se disait, dans sa tête :
"Dans une auberge, à genoux et blessée à cause de ma stupide sensibilité. Plusieurs personnes et divers dialogues non compris mais un homme s'adresse à moi. Ignorer l'ignorance, la salle ne s'occupe point de moi, tous regardent ailleurs mais un homme m'a parlé et s'approche tandis que d'autres autour de lui s'affairent. Ami ou ennemie ? son visage ... que me dit il? Un visage accueillant et un peu inquiet, pourquoi? Oui, je suis blessé et il vient surement à mon aide."

La colère montait en elle comme la marée en action. Elle agit comme stimulant. Encore pour elle même :
"Je ne suis point faible, je suis forte et ce n'est pas cette petite plaie sanguinolente qui..."

Tout en se redressant seul, elle enfonçait vigoureusement son gantelet sur son moignon. Relâchant délicatement sa main crispée elle referma l'une des attaches du membre en fer armé, provoquant de multiples exclamations sur son faciès négatif. L'attache principale tenait à peine et les autres pendouillaient disgracieusement mais il faudrait s'en accommoder pour le moment. Elle regarda sa main en charpie, ensanglanté, qui tachait désormais le sol. Rien de bien joli mais ses doigts pouvaient encore un peu bouger. Elle fixa avec un sourire l'homme devant elle puis essaya de faire un pas. Mais elle glissa dans sa propre flaque de sang. Pour la troisième fois de la journée Layina épousa le sol.


"Juste un peu aide alors" dit-elle avec la joue contre le plancher. Elle senti un liquide chaud s'épandre sous elle, non elle ne c'était point fait dessus, elle gisait dans une marre de sang, son propre sang.

[ Edit modo : c'est mieux, merci. Encore un effort au niveau ponctuation et accord des adjectifs, et ça devrait fonctionner ! ]

#14 L'utilisateur est hors-ligne   Lykalon 

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Posté 06 juin 2010 - 20:54

Toujours en train de visiter les rues d’Akisroc, Lykalon en avait oublié les raisons de sa venue principale. Oui… Le chef des armées en avait marre de voir tous ces badauds, tous aussi amers et antipathiques, les uns les autres… Lykalon avait du mal à discerner les hommes, des démons… tant la cruauté et la fourberie devenaient des arts sollicités de tous. Une besogne disparaissait à droit, une autre à gauche. En face on se tape dessus ! Derrière, on n’a pas le temps de voir qui s’amène… Franchement, c’était une ville de fou, pour des fous, dirigé par des fous !

Fatigué, Lykalon s’assis alors proche du quartier Merkin. Il avait marché toute la journée et n’en pouvait plus ! Il faut dire aussi que sous cette chaleur intenable, au milieu de tant de personnes et en plus vêtu de son armure de la tête aux pieds ! Il en fallait des tripes pour oser se promener dans Akisroc ! Assurément !  Evidemment, rien ne pouvait se passer sereinement… A peine eut-il posé ses fesses que des rigolos venaient déjà l’enquiquiner avec des jongles de couteaux ou par des gerbes de feu digne des plus grands cirques ! Comme s’il ne faisait pas assez chaud ! La teinte dorée et cendrée de son armure, avait ameuté les quelques mendiants du coin. Pensant sans doute que Lykalon était une âme charitable.

Il fallait qu’il garde son sang froid… Il ne devait tuer personne. Du moins pas ici. Il eut alors une idée de génie ! D’un coup, Lykalon se redressa. Ses 1m90 s’élevèrent alors aux dessus des têtes appartenant aux jongleurs et autres guignols, puis il échappa un grognement bestial long et très peu rassurant… De son action découla une hystérie générale ! Les gens filaient dans tous les sens et se cachaient là où la place n’était pas déjà prise. C’était franchement à mourir de rire, mais ce délire psychotique n’amusait que Lykalon apparemment… Lykalon reprit alors sa marche posé, vers les Griffes de l’Ours à quelques pas de là où il se tenait.

Une fois arrivait devant l’enseigne, il entra. Il y avait déjà des gens qu’il bouscula. Des gens armées, affichant les couleurs de l’Absolue Conscience. D’autres d’apparence Nordique. Une femme trainait par terre, baignant dans son sang. Ah ! Enfin Lykalon semblait être de nouveau dans son élément ! La Taverne ! Derrière le bar, Lykalon aperçu une femme. La tenancière ? Elle avait l’ère occupait. Il boira donc plus tard. Bien. Ou était ce Warzark maintenant… ? De sa voie roc, il s’adressa alors à l’assemblée :


« Je suis le Démon-Supérieur Lykalon, chef des armées de Gorgondéra et fidèle serviteur de Maître Kayl ! Je recherche un dénommé Seigneur Warzark, était-il là ? »


#15 L'utilisateur est hors-ligne   Eleanor 

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Posté 06 juin 2010 - 22:27

« - Etes-vous la responsable de ce lieu ? Si oui, il vous faut remplir ce formulaire dès à présent, ou fermer votre commerce. Si non, nous demandons à voir un responsable immédiatement. S’il est dans l’incapacité de se présenter, il faudra fermer ce commerce immédiatement en attendant d’avoir le document rempli. »

Mince, ça n’avait pas l’air de fonctionner des masses. Dommage, tant pi, ils n’avaient pas l’air si méchants qu’ils voulaient en donner l’impression, après tout. Eleanor réfléchit un insant avant de se prononcer.

« - Et bien, il est bien urbain de votre part, messieurs les miliciens, de venir me faire remarquer mon erreur. Je m’excuse auprès de vos supérieurs de ma bêtise, mais comme je vous l’ai dit je suis nouvelle venue à Akisroc. Je vais remplir ce formulaire, je pense ne pas ne risquer des problèmes à dire la vérité »

Elle n’aimait pas le ton employé par les soldats, mais mieux valait coopérer sans trop poser de question. Elle ne connaissait même pas l’ordre établi dans cette ville, y’en avait-il un à vrai dire ? Elle était perdue, complètement. Saisissant le document que lui avait montré le milicien, elle farfouilla un instant dans ses tiroirs pourtant bien rangé avant de trouver une plume lui convenant. Gribouillant avec application, Eleanor tentait de ne pas perdre le contrôle de la situation. En effet, la femme qui venait d’entrer semblait blessée, mais fort heureusement les Nordiques l’aidaient.

Signant enfin le formulaire à remplir, elle le tendit, toujours d’un sourire le plus sincère possible, aux hommes armés. Espérant que cela leur conviendrait, elle les invita à quitter la pièce en se désintéressant d’eux. En effet, une créature étrange venait d’entrer, elle aussi, dans l’auberge des Griffes de l’Ours. Ne percutant pas directement, Eleanor s’amusa de la scène. Les Nordiques se débrouillaient avec une guerrière visiblement bien amochée, baignant elle-même dans une flaque de sang qu’Eleanor aurait du mal à enlever. A côté de cela, les quatre miliciens observaient ce qui s’apparentait à un Démon, s’annonçant sans autre transition à l’ensemble des clients. Drôle d’histoire.


« Je suis le Démon-Supérieur Lykalon, chef des armées de Gorgondéra et fidèle serviteur de Maître Kayl ! Je recherche un dénommé Seigneur Warzark, était-il là ? »

Revenant à la réalité, Eleanor comprit qu’il s’agissait du démon dont lui avait parlé l’elfe poireautant à l’arrière. En effet, celui qu’elle savait maintenant comme se dénommant Warzark attendait depuis un bon moment de cette arrière salle, fort heureusement accompagné. Eleanor espérait que l’arrivée de ce démon ne dérangeait pas les miliciens, et qu’il passerait leur route comme si rien d’étrange n’était ici arrivé. Elle s’adressa alors au démon, lui faisant remarquer qu’elle était donc la propriétaire des lieux.

« - Monsieur euh … Lykalon ? Le seigneur que vous demandez, le seigneur Warzark, est-il un elfe noir de haut rang ? Parce que si c’est le cas, je crois qu’il vous attend depuis un moment dans la salle qui se situe juste là bas » lui précisa-t-elle tout en lui indiquant la petite porte dans le fond de la salle.

« - Si vous avez besoin de quoi que soit à boire ou à manger, faites appel à moi, bien que sembliez deux sires bien occupés … » conclut la tenancière.

Elle semblait reprendre le contrôle, bien que le départ de ces miliciens se fasse de plus en plus attendre dans son esprit. Et cette femme, il fallait s’en occuper, oui s’en occuper ! Voila ce qu’elle allait faire. « Un pansement, une bande, quelque chose Eleanor, quelque chose ! »

#16 Cryptographe Krahide

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Posté 07 juin 2010 - 10:17

Korvar comprit très bien que la serveuse voulait se débarrasser de lui. Il y resta indifférent, et se contenta de respecter les formalités fixées par l’Absolue Conscience. Le formulaire lui avait été remis rapidement. La tenancière devait sûrement vouloir conserver l’ouverture immédiate de son auberge. Restait à savoir si elle avait réellement légitimité à remplir ce document, et qui allait verser l’or, pour payer l’occupation du bien appartenant au Guide. Ne voulant faire du zèle de façon excessive, et sachant que le temps leur donnerait la réponse, Korvar se satisfit de cette échange. Il avait eu ce qu’il voulait, sans avoir à s’imposer par la force, sans avoir à forcer sur son verbe. Les situations qu’il préférait par-dessus tout. Si entourloupe il y avait, ils ne tarderaient pas à s’en apercevoir.

Entre temps, d’autres contrevenants pénétraient dans l’auberge. Les quatre miliciens restèrent toujours impassibles. Korvar observait. De son œil affuté, il regardait chaque personne, chaque coin de la pièce dans son moindre détail. A son retour au Palais, il lui faudra faire le rapport de tous ces éléments, en plus du formulaire rempli qu’il ramènera. Un dossier consacré à ce lieu communautaire sera fait en bonne et due forme, afin d’en savoir le plus possible, et de prévenir d’éventuels contretemps. La prévention comptait bien plus que la répression. Il suffisait de voir les prisons de la ville, relativement vides. L’Honnête Pièce ne pouvait se vanter d’une telle réussite, tout comme ne pouvait se vanter de posséder des informations aussi riches et intimes que celles de l’Absolue Conscience.

Il était temps de partir. Korvar déposé un document sur le comptoir. L’attestation d’occupation. Elle était anonyme, et ne servait qu’à faire savoir au tenancier de l’auberge ce qu’il devait payer, quelles étaient les limites d’occupations, ainsi que d’autres précisions légales. Voyant que la serveuse ne s’intéressait plus à eux, et surtout, cherchait à les éviter, il se tourna vers ses hommes, et leur indiqua de partir. Il resta seul un instant, fixant encore ce qu’il se passait.

« - Le Guide vous salue, lança-t-il finalement sans faire attention à l’attention qui lui était portée, sans parler fort pour se faire entendre ! »

La forme et les procédures avant toute chose. La coopération des autres s’imposerait d’elle-même. Finalement, il s’en alla, sans fournir d’autres explications à la serveuse. Il appartenait à la jeune femme d’assumer ses choix, et son attitude. L’Absolue Conscience reviendra ici tôt ou tard.



#17 L'utilisateur est hors-ligne   Warsark 

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Posté 09 juin 2010 - 18:11

Warsark entendit la tenancière enfin répondre au soldat ! Il se demandait quand cela allait arriver ! Il sut qu'elle avait remplit le formulaire quand il entendit les pas des miliciens se lever pour sortir. Puis tout à coup..Un cri bestial retentit. Warsark l'entendit par la fenêtre ouverte de l'arrière salle et sursauta !

" Quel était donc ce cri Tark ?
- Aucune idée seigneur, cela me surprend autant que vous ! "


Ensuite, ils entendirent la porte s'ouvrirent et des pas lourds retentirent sur le plancher. Warsark se demanda qui pouvait bien encore venir troubler l'agitation de cette auberge ! L'ambiance commençait a se faire bruyante dehors et il avait marre d'attendre ce foutu démon ! Tout à coup, il perçut une voix grave qui dit :

" Je suis le Démon-Supérieur Lykalon, chef des armées de Gorgondéra et fidèle serviteur de Maître Kayl ! Je recherche un dénommé Seigneur Warzark, était-il là ? "


Enfin ! Il était arrivé ! Ce sacré Lykalon ! Warsark savait que les démons aimaient se faire désirer mais la il commençait vraiment a s'énerver ! La petite voix très charmante de l'aubergiste lui répondit :

« - Monsieur euh … Lykalon ? Le seigneur que vous demandez, le seigneur Warzark, est-il un elfe noir de haut rang ? Parce que si c’est le cas, je crois qu’il vous attend depuis un moment dans la salle qui se situe juste là bas »

Au moment ou la porte s'ouvrit, il entendit dire :

« - Le Guide vous salue »


Warsark se fichait pas mal des soldats. Il concentrait son attention sur l'imposante masse qui se dessinait dans l'embrassure de la porte. Une silhouette noire et 2 yeux rouges.. Lorsque Lykalon s'avança, Warsark et Tark eurent un petit mouvement de sursaut :

" Et bien Tark ! Voilà un beau spéciment de démon n'est-il pas ?!
- Ah ça oui Mon Seigneur ! "


Warsark se retourna donc vers Lykalon et dit :

" Alors démon, pourquoi sommes nous ici ?! "

#18 L'utilisateur est hors-ligne   Lykalon 

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Posté 10 juin 2010 - 21:08

Lykalon entra donc dans la salle que la tenancière lui avait indiquée et ne la remercia, ni d’un geste, ni d’un mot. Il n’était pas dans ses habitudes de converser  avec ses repas. Il observa les deux drows, assis à leur table et impatients. Au point d’en avoir perdu les bonnes manières. Lykalon, se rapprocha de « celui qui posait des questions au lieu de se présenter », pour très rapidement se poster en face de sa silhouette de fillette :

« Ignorant. Je ne suis pas là pour que tu poses des questions mais bien dans ton intérêt, si je ne me trompe pas. Tu ferais mieux de te présenter ou tu le payeras de ta vie. Moi, tu as probablement deviné qui je pouvais bien être. Me tromperais-je ? »

Attendant une réponse et faisant comme s’il n’avait pas entendu les répliques désobligeantes du second drow, Lykalon s’assit à leur table. Il prenait un peu de place certes, mais ses mensurations exceptionnelles n’étaient pas source de confort de ce monde inadapté à une telle carrure. Lykalon croisa ses bras, et regardais fixement de ses yeux rougeâtres, les deux elfes noirs… Le démon n’était pas là pour plaisanter ou se morfondre dans une quelconque camaraderie. Il présentait même que la discussion serait longue. L’un des deux personnages, allait peut-être avoir la chance d’allier son royaume à Gorgondéra et rares peuvent se vanter de l’être à ce jour. Donc, le temps, Lykalon Chef des Armées Gorgondes, il le prendra.

Après tout, les deux seigneurs n’avaient qu’échangé des missives. Ils avait vus leurs armées respectives se déchirer et l’amertume tiens souvent en éveil des réflexes moraux peu louables,  comme le mépris ou la vengeance. Il avait donc pour premier objectif de cerner le personnage afin de savoir s’ils pourront s’entendre malgré les circonstances de rencontres et le fait que les différences raciales marquent souvent des aprioris infondés.


#19 L'utilisateur est hors-ligne   Warsark 

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Posté 10 juin 2010 - 21:23

« Ignorant. Je ne suis pas là pour que tu poses des questions mais bien dans ton intérêt, si je ne me trompe pas. Tu ferais mieux de te présenter ou tu le payeras de ta vie. Moi, tu as probablement deviné qui je pouvais bien être. Me tromperais-je ? »

Le démon ne l'impressionnait pas du tout, même du haut de son immense stature. Il se sentit dévisager par ses deux yeux rouges. Warsark savait très bien que le démon l'avait invité pour conclure une alliance entre Othinäs et Gorgondéra. Peut être que Kayl le considérait assez fort pour ne pas s'en prendre a lui et conclure une alliance.. Qu'en savait-il ! Bref, il fallait se présenter !

" Bonjour, cher démon. Je suis Warsark, l'elfe noir, Seigneur Dirigeant d'Othinäs. Excusez mon ton arrogant mais cela fait des heures que je vous attend.. Comprenez ma hâte. Et voici mon fidèle ami et négociateur, Tark !"


Ce dernier fit un geste de la tête pour saluer le démon. Warsark se demanda si le démon allait vite perdre patience. A première vue, il n'aimait pas trop l'humour et Warsark avait toujours le mot pour rire.. Le rendez vous serait tendu mais il ne repartirait pas tant qu'une alliance avec le démon ne serait pas conclut ! C'était un allié de taille et mieux valait l'avoir avec soi que contre soi..

" Maintenant que j'ai répondu a votre question, auriez vous l'obligeance de m'en dire plus sur ce rendez vous ? "

#20 L'utilisateur est hors-ligne   Lykalon 

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Posté 12 juin 2010 - 12:45

« Bien… Vous avez de l’audace et un sens sûr de l’hospitalité. Même devant plus puissant et influent que vous, vous persistez à poser des questions alors que d’accoutumé, les gens se font dessus. C’est un bon point. »

Lykalon fit un signe à la tenancière, il avait soif et désirait s’abreuver avec les drows Tark et Warzark. Les alliances ne se signent pas toujours sur les champs de batailles. Au coin d’une taverne, cela peu très bien se faire. Si le service est de qualité et les boisons biens fortes…

« Le Maître vous observe depuis fort longtemps. Il regarde votre évolution, vos points forts, vos points faibles et tout ce qui vous a conduit à devenir de plus en plus puissant. Il cherche des royaumes ambitieux à qui il veut s’allier et transmettre son savoir. »

Gorgondéra n’était pas ce genre de royaume qui doit tenir et perdurer pour la sauvegarde de la Paix. Kayl avait déjà des ennemis et ils étaient forts, juste assez pour le réduire en cendre du jour au lendemain. S’il devait mourir un jour, il voulait transmettre son savoir à celui qu’il estimera le plus apte à le recevoir. L’enseignement d’un Démon Suprême ne se refuse pas. Surtout quand on sait que ces spécimens de race, sont de plus en plus féroces et rareté en Dragostina.

« Je ne sais pourquoi il a choisi son repas comme élève, mais il veut que vous soyez son apprenti. Pas son esclave, son apprenti. Son savoir est millénaire ! Kayl est la création d’un seigneur oublié que l’on nommait autrefois Falwou. Il était un être de la non-vie qui dans sa jeunesse défia le monde entier ! Evidemment, il se fit anéantir parce qu’il n’était pas assez puissant mais de sa haine et de son savoir des arcanes, naquît Kayl l’Immortel. Mon Maître…

Kayl domina jadis Dragostina comme nuls n’avaient osé le faire et même si cela ne dura pas éternellement, son nom et ses capacités ne sont plus à mettre en doute. Aujourd’hui, il se fait vieux. Il est toujours aussi fort qu'autrefois mais aujourd'hui, un seul démon ne peu plus changer les choses comme il lui était possible de le faire avant. Les temps changent. Il cherche donc un seigneur, capable et ambitieux. Il vous a choisi. »


La tenancière n’était toujours pas venue à sa table et Lykalon commençait à avoir la gorge serrée tant son discours avait été long. Long… trop à son goût déjà, mais ça n’allait peut-être pas suffire pour convaincre Warzark.

« Prenez votre temps, seigneur. C’est un choix de vie qui s’impose à vous. »


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