Le Nouveau Monde: Recueil de poésie en tout genre - Le Nouveau Monde

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Recueil de poésie en tout genre

#1 Loensila

  • Groupe : Invité

Posté 08 août 2006 - 06:09

Alors que les premiers rayons se montraient à l'horizon, dévoilant aux yeux du voyageur matinal les doux traits d'un paysage paisible et se détachant de la nuit, voile obscure mais nécessaire à toute vie pour son équilibre, refuge des âmes nocturnes et second lieu de vie de Dragostina pour bon nombre de ses habitants, toujours le portail du Comité se montrait accueillant et prompt à l'invitation de pénétrer en le domaine pour y satisfaire une curiosité légendaire. Secret pourtant bien gardé des esprits nombreux en ce monde. Période morne de repos des âmes flottants aux alentours, une salle, une seule avait survécu au vent du changement qui pourtant ravage dans les terres avait fait. Etait ce cela l'immortalité dont les écrivains de tout bord contaient en leur plume? Etait ce une force invisible qui toujours posait d'une main invisible et bienveillante ce bouclier qui gardait le recueil à sa place contre vents et marrées?

Quelque fut la réponse à apporter à ces tortures de l'esprit que sont ces interrogations, une chose semblait désormais immuable, comme défiant le temps lui même.....

Le recueil de poésie, bastion de l'immortalisation des vies discrètes mais d'inestimable valeur, avait survécu. Dressé fièrement sur son socle dans cette petite salle à l'écart de la salle des fêtes et des locaux même du feu CFNM, on pouvait l'apercevoir jour après jour.


Comme déserté par ses propriétaires officiels, il avait séjourné en sa demeure de fortune, maintenant connue de tous. Pourtant le jour ou son heure sonnerait et le départ arriverait ne pouvait que se présenter. Ainsi fut ce ce qui fut. On ne le vit plus. Bien mal lui en a prit, car son successeur prit sa place, laissant la chance à la nouvelle génération de pages encore vierges, prêtes à servir de support quotidien aux plumes en herbe. L'ancien recueil de poésie avait disparu, l'on apercevait maintenant un grand livre rouge à la couverture écarlate, effrontément dressé sur le socle de la salle ouverte, comme chantant une mélopée d'invite à entrer. Oserait-on y pénétrer?  

Mais point trop n'en faut, là n'était pas l'unique chose remarquable en ce jour. A la première page, des instructions, les mêmes que celles qu'avait eu le bon sens de noter dame Asriel jadis, revenait à notre vue pour nous porter souvenir des règles régissant le domaine du recueil, terre insoumise de l'esprit et de l'imagination...

Citation

~ Ces poèmes devront n'avoir que vous même comme seul auteur, il est interdit de retranscrire un texte déjà existant.
~ Tout seigneurs, poète, ménestrel ou simple passant, a droit à faire voir son talent, qu'importe sa grandeur.
~ Ce recueil sert uniquement aux poésies, si le coeur vous dit de féliciter l'un ou l'autre des poètes, veuillez lui en faire part en apparté.
~ Nous ne vous demandons pas d'écrire sans fautes mais un minimum de tenue est accepté.
~ Si l'un d'entre vous remarque qu'un poème ne vient pas du seigneur qui l'a couché sur papier, nous le prions d'en référer à dame Loensila, preuve à l'appui si possible.
~ Si votre timidité l'emporte vous pouvez toujours faire parvenir à la dame Loensila vos poèmes et nous viendront à votre place les écrire.


Entrez, seigneurs, dame de tout horizon, venez déposer de votre fine intelligence quelques vers, immortalisant votre nom dans les archives de Dragostina, ce recueil étant destiné à finir sa route dans la Bibliothèque....

[N'hésitez pas à vous essayer à faire agir votre personnage en décrivant son action lors du dépot de vos oeuvres, N'ayez crainte, faites essai, et vous en serez remercié.]

[Ajout par Vhaanyr Khok le 17/08/2006 : Nous vous prions de donner un titre à vos poèmes ainsi que de le signer, afin de faciliter la mise en archive de ces recueils. Si vous ne désirez pas mettre de titre/ne trouvez pas de titre approprié, indiquez simplement (Sans Titre 1), ou (Sans Titre 2) selon le numéro du poème au sein du recueil. Merci.]

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Amadeus 

  • Esclave du Marché
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Posté 08 août 2006 - 07:30



Un pas résonne dans la nuit. Il est lent, appuyé, parfois essoufflé. Un court bruit de froissements résonne, et le doux martèlement s’arrête. Seule l’obscurité témoigne... Des feuillets, déchirés par endroits, où repose une écriture penchée comme les épis, ont été glissés parmi les pages blanches.

Fleur de trottoir

Ô pâle ! Ô perle ! Un liseron court sur ta joue
Nue, il est bleuâtre, il scintille sur ta moue.
Dépouillée, tu erres ainsi qu’un grand busard
Tu fends les airs avec la mort dans ton cœur noir.

Le ciel est trop court ! Ce paysage d’hêtres
Rouges finit déjà, revoici ton maître
Argent comme la larme qui court sur tes seins,
Grandie par la bave d’un ignoble dessein,

Que des cannibales songèrent un jour de violence.
- Plus vite ! Pour que le ciel et la mer s’élancent
Peau contre peau, rides contre bleu, peau de môme

Sue, rue l’indifférence, rance déferlante,
Mante fatiguée, s’écroule, s’arrête, stop…
Ces larmes s’achèvent ici - s’écoulent sur l’Homme.

Celui-là

Celui-là, figé et songeant, ressasse les gris
Souvenirs, traîne des goûts douceâtres de mémoire
Morte, avec ses pinceaux il aigrit
Le vivant flamboyant et son naïf manoir.

Assis à l’aise ainsi qu’un gros loir, l’homme brûle
Cent mille mélèzes, dénonces l’humanité,
Sauve la beauté, insuffle enfin à ces mules
De carapaces muettes leurs feus si gais

Leurs signifiants si complexes, amusants, produits
De son esprit difforme et déformant l’omis
De l’animé ou de la nature secrète.

Il balade des formes sans vie, par ses mots
Limité, diffame tout, ignorant des vrais lots
Du vivant – Et, voyez, celui-là est poète.


Amadeus



#3 L'utilisateur est hors-ligne   Thazar 

  • Essayeur de Tavernes
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Posté 08 août 2006 - 10:32

Braves morts adieu


Sous vos tertes, dans vos tombes
Là où vous reposez en paix
Braves morts adieux

Que vous ayez péri de l'épée ou du poison
Que votre mort ait été lente ou rapide
Braves morts adieux

Que votre vie ait été glorieuse ou non
Que vos actes aient été louables ou pas
Braves morts adieux

Ce poème fait pour votre souvenir
Vous mort tombés dans le néant
Pour que vos pleurs ou vos rires
Restent malgré le temps

Je ne vous connais pas tous
Mais je connais les morts
Sur les cadavres l'herbe pousse
Mais l'oublis est un tort

Restez dans nos mémoires
Veillez sur les vivants
Evitez leur les déboires
Parler leur par le vent

Ils vous entendront peut être
Mais ils sauront que vous êtes là
Qu'ils soient paysan ou prêtre
Femme, homme, enfant, qui qu'ils soient

Braves morts adieux
Rejoignez le paradis
Qui vous a été promis
Ou bien vos ailleux

Après votre mort
Soyez à votre place
Braves morts adieux


Thazar

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Wurzhag 

  • Rôdeur Ivre
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Posté 08 août 2006 - 11:16

Un gobelin vînt poser un petit parchemin parmis tant d'autre.

Orque

On vi pô k'pour tappé
Mé z'oci pour bouffé.
On é gro et tou vert
On tape pô par derrièr

On parle pô tro bokou
On donne plutô' dé kou
On préfèr s'entréné
Plutô' ke d'diskuté.

On é dé fier guerriers
Et on peu s'la pété;
Ssi on per un komba
On pleur'ra pô pour ssa

Il z'été mélleur k'nou
On donn'ra pluss de kou
Pour la prochène baston
Et dé kou d'pied dan l'fion.

Wurzhag.

Le gobelin s'en alla rapidement et retourna vers son maître.

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Shiva Garland 

  • Bourgeois Grassouillet
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Posté 08 août 2006 - 14:46

Il y avait un seigneurs parmis ceux de la Voix des Anges qui avait toujours apprécié le receuil de poésie de dame Loensila, dans le Comité des Fêtes du Nouveau Monde.
Shiva Garland fut surpris de toruver le livre changé, lorsqu'il revint quelques jours après sa dernière venue. Il ouvrit le livre, trouva quelques parchemins. Pensant que le livre venait d'être changer, il se demanda ou se trouvait l'ancien.


"Je demanderais cela plus tard à Loensila" pensa t'il.

Shiva posa son parchemin dans le grand livre rouge, avant de disparaitre dans la brise qui soufflait en cet endroit...


        Mourir

Je me suis battu pour elle,
J’ai vaincu des hommes et des démons,
Guidé par l’amour et la passion,
A l’aurore de sa grâce nouvelle

Le son de sa voix dans les couloirs,
Ses cheveux disparaissant derrière le mur,
Sait elle seulement ce que j’endure ?
Je souffre uniquement de la voir

Si on tente de lui ôter son bonheur,
On tente de me l’ôter...
Je me battrais pour la protéger,
Et pour l’abriter des pleurs

Mon combat est fini,
Je vais mourir maintenant,
Sous les regards ignorants...
Que l’amour c’est la vie

[b]Shiva Garland



#6 L'utilisateur est hors-ligne   Némyrion Voln 

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Posté 08 août 2006 - 15:11

Amour éternel, désir impossible.

Je t'ai vue par une nuit étoilée:
Sûre de toi, tu enlaçais le mendiant assoupi,
Tu tourmentais la veuve accroupie,
Et moi, c'est un ami que tu m'as arraché.

Légère et voluptueuse, tu glisses dans la rue,
Et sans remords tu exécutes la danse de l'ingénue.

Saches que t'ayant plus que frôlée,
Je te désire de mon âme agitée.

Mais moi, misérable insecte,
Rampant sur l'existence infecte,
Suis-je capable de caresser la Mort ?

Khär

#7 Oïl An Dovan

  • Groupe : Invité

Posté 08 août 2006 - 16:53

La vie des vies.

Une vie manuscrite,
Une vie sans supplice.

Un long périple,
Une profonde réussite.

Règne des anges,
Voie peu étrange.

Bataille sans relâche,
Soldat tu enrages.

Maître assit,
Maître hait.

Paysans dans les champs,
Paysans se soulevant.

Amours éternels,
Voilà ta vie éternelle.

La vie des vies j’ai acquis,
Puisque tous ici, je suis…


Oïl An Dovan.

Après avoir terminé, il partit sans un bruit... Car, tard dans la nuit, le vil ennemi peut surgir...

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Eyolas 

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Posté 08 août 2006 - 23:51

La lyre et le poète

Le poète joue doucement,
Son bel esprit divaguant,
Il fait un hymne à la vie,
Une douce mélodie.

La lyre a maintes cordes,
Qui tranquillement se tordes,
Le poète est heureux,
Il a fermé ses yeux.

Les hommes tombes au champ d'honneur,
Le monde sombre dans la terreur,
Nombres de soldats doivent s'enfuir,
Et le poète joue de la lyre.

Certains ouvrages restent non-lus,
Quelques spectacles ne sont point vus,
L'air du grand art est révolu,
Mais le poète continue....

Tant qu'il sera avec sa lyre,
On aura beau le faire souffrir,
On pourra lui arracher les yeux,
Mais le poète sera heureux....

Eyolas, simple jeune Elfe et poète lyriste parmis tant d'autres....


#9 L'utilisateur est hors-ligne   Eyolas 

  • Dirigeant Clairvoyant
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Posté 12 août 2006 - 09:11

La Lune emportant l'Amour

Cette nuit doit être magique,
Car la soirée fut fantastique.
Mais ce moment marqué oar l'Amour,
Ne pourra point durer toujours.
De son enterrement c'est la veille,
Et tout ma semblé merveille.
Mis lrosque la Lune descendra,
Cet Amour avec s'en ira.
Le Soleil effacera de ses rayons sur Terre,
Toute trace de ce rêve éphemère.
Mais je n'ose regarder la Lune partir,
La voir s'en aller c'est mon martyre.
Oui car ce soir la Lune emporte,
Cette douce illusion qui m'escorte.

Eyolas


#10 L'utilisateur est hors-ligne   Trinidad 

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Posté 14 août 2006 - 09:47

Le jardin


Poussé par les vents
je me suis trouvé dans ces jardins.
L’air y est vivifiant
J’en hume les douces effluves de pins.

Je contourne les bosquets,
Les parterres et les bancs
Toujours dans cet air grisant
Je connais enfin la paix.

Eternelle et douce
C’est vers eux qu’elle me pousse.
Entourés d’un halo de lumière

Ils sont grands , majesteux
Je ne suis rien a coté d’eux
Plus rien , infime , comme mon corps resté a terre.





Trinidad

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Vhaanyr Khok 

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Posté 15 août 2006 - 17:33

Incertitudes

Innocence pâle et douce, raison perdue,
Ne cherche pas la réponse à ta question.
Contente-toi d'enrichir l'innattendu,
Emmène-toi loin de ces interrogations.

Rage insoupçonnée de l'ignorance,
Traînée par la douce lueur de l'existance,
Ignorée ou connue, développée ou contenue,
Tu me manques, je t'aime, je l'ai su.

Une si belle rose, si odorante,
Dévoilant des épines plus belles encore...
Emmène-moi avec toi, faisons couler l'or !
Survient le jour où tu n'es plus méfiante.

Vhaanyr Khok

#12 L'utilisateur est hors-ligne   Eyolas 

  • Dirigeant Clairvoyant
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Posté 16 août 2006 - 16:22

Une nuit sans étoiles

Cette nuit là,
Mon coeur y croit,
Et ce soir,
S'en va mon espoir.
C'est une nuit sans Lune,
Pour éclairer les dunes,
Oui c'est dans ces déboires,
Que mon espèrance part.
Oui car j'ai voulu croire,
En ce maigre espoir,
Celui rien qu'une fois de pouvoir,
Encore une soirée te revoir.
Ce matin même tu es parti,
Ton âme envolée dans la nuit,
Et doucement de noir mon coeur se voile,
En cette triste nuit sans étoiles.

Eyolas


#13 L'utilisateur est hors-ligne   Laure 

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Posté 17 août 2006 - 13:04

Quand tu disparais à l’horizon,
Quand dans un souffle d’air tu t’envoles,
Quand tu m’abandonnes, seule, sur le sol,
Je tombe et meurs dans un frisson.

Pourquoi doit-on toujours se dire adieu ?
Pourquoi ne peut-on éternellement rester ensemble ?
Ma vie n’est imaginable qu’à deux.
Mais pourquoi est-ce que je tremble ?

On dit que le temps efface la douleur,
Pourquoi alors plus les jours passent, plus encore je souffre ?
Pourquoi es-tu si loin, toi qui es la seule chose qui m’empêche de tomber dans le gouffre ?
Ô mon aimé, mon soleil, ma lueur ...

Aujourd’hui mon regard se perd parmi les étoiles,
Et toi, que fais-tu ? Où es-tu ? Tu me manques tant ...
Vois-tu mes yeux qui se voilent ?
Te souviens-tu de la lumière qui les illuminait en t’apercevant ?

Reviens moi, je t’en prie, reviens,
Je ne supporte plus cette solitude et cette tristesse,
Je ne peux vivre sans toi et ta tendresse,
Combien de temps encore devra-t-on attendre ? Viens à moi, je t’en prie, viens !

Laure

#14 L'utilisateur est hors-ligne   Sephiria 

  • Artisan Fainéant
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Posté 17 août 2006 - 13:57

Le bonheur

C'est toujours quand on a cessé d'y croire
Quand on refuse de le voir
Quand on a perdu espoir
Que le soleil nous réchauffe de son savoir

C'est toujours quand on croit qu'il n'y a rien à partager
Rien à goûter
Que la lumière vient nous frapper
Et l'amour vient nous ensorceler

C'est toujours quand on s'accroche aux certitudes
Quand on prend ses habitudes
Qu'on a une nouvelle attitude

Et on nous surprend soudain
À croire au lendemain
Et s'ouvre notre coeur
En profondeur
Pour un absolu bonheur


Sephiria

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Fokia 

  • Paysan Crasseux
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  • Inscrit(e) : 13-février 06

Posté 18 août 2006 - 11:35

Mon amour.

Toi que j'ai pu aimer,
Au fin fond de mon âme,
Tu me fais maintenant pleurer,
Au plus profond de mes entrailles.

Tu étais celui avec qui,
Je comblais mes plus grands et plus profonds désirs,
Mais maintenant que c'est fini,
Encore bien plus qu'avant tu me fais souffrir.

Jamais une seconde passait,
Sans qu'à toi je ne puisse penser,
Même maintenant que c'est fini,
Je ne peux rêver de toi sans bruit.

Tu me fais hurler,
Tu me fais crier,
Toi que j'ai pu aimer et que j'aime encore,
Toi qui un jour as fait frissonner mon corps.

Tu es ma source d'inspiration,
Ma vie, mon âme, mon corps et ma passion,
Par ta voix, ton corps et ton âme tu m'émerveilles,
Par ton sang, ta beauté et ton coeur je m'éveille.


Fokia.

#16 i Pity’Aranel

  • Groupe : Invité

Posté 25 août 2006 - 23:05

Ne trouvant à cette heure avancée de la vesprée courrier pour porter le parchemin dont l'encre brillait encore de milles éclats sous les feux de la bougie, le Seigneur Atréide ne trouva que ce dernier recours afin qu'arrive en temps et en heure sa missive à la connaissance de son Doyen, la publication publique, même si le contenu était d'ordre personnel et bien que le style démodé et mal construit déplaise et ne soit plus de mode sur les parvis...

Souvenances pétillantes

Seigneur des Plateau d'Odaï, Vénérable Sage,
Plume de la Rose Perdue, homme sans âge,
Qui suis-je donc pour vous parler d'un vin trembleur
Aux reflets ondulants, aux soupirs sans ardeur ?

Il réveille les ardeurs, aiguise le goût,
Sans apaiser jamais la soif. Sans cesse il joue
Des souvenirs pétillants contre le palais
Qui se grise et glisse dans l'éther sans filet.

Puis il allège le somme, chuchotte un songe
En imbibant de l'imagination l'éponge.
Dans une chaleur apaisante, l'homme git.

Comme cette liqueur grenat, la joie pétille
En vos yeux teintés d'ironie couleur myrtille
Qui tâche mon coeur, et l'âge vous anoblit.

Bon anniversaire à un ami doyen...

Atréide.


#17 L'utilisateur est hors-ligne   Thazar 

  • Essayeur de Tavernes
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Posté 26 août 2006 - 03:15

Une petite maison


On entre dans une petite salle où se trouvent des piles de boites
Des boites contenant des centaines papillions voletant
Car les tuer n'apporte rien, autant les garder vivants
Mieux vaux les regarder voler que reposant sur de la ouate

Dans la cuisine, une femme écosse des petits pois pour le dîner
Sur une chaise un chat se gratte, il a des puce dans le coup
Sur le feu, dans un chaudron, chauffe déjà la soupe au choux
Un enfant regarde le dîner en pensant à son ventre affamé

Une fillette regarde voler des groupes de cailles
Dans la cour joue le reste de la marmaille
Une poule chante, elle pondait quelque part
Ce soir le grand père racontera une histoire


Je ne voudrais pas facher le lecteur, mais je donne à mon poème la fine appellation, de poème subtil, où il faut voir au delà des mots et des sens pour le comprendre.
Certes il décevra les grands amateurs de ce style, mais je n'ose m'avançer plus loin car il faut qu'il soit lisible aussi pour les profanes.
Je reviendrais en ces lieux, ce superbe endroit propice à la réflexion pour en écrire de plus glorieux et de plus longs.
Un dernier conseil, face à l'adversité, appliquez la méthode "je gémis sans lutter", cela pourrait vous sauver la vie. Que cette poésie vous serve au moins à quelque chose.


Thazar

#18 L'utilisateur est hors-ligne   Harkkadius 

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Posté 26 août 2006 - 03:24

Nuit de l’Ailleurs


Désespoir du fleuve délétère,
La barque dans la nuée
Je danse les enfances,
Pleurant la plume des flammes
Au soir le jour.
Le parfum des lumières de l’onde
M’emporte dans le néant ébréché.
Le poison des mélodies des lunes
Abreuve mes veines glaciales,
Hurle la douleur du passé.

Douce est la vue
De la douceur charnelle,
Chaleur des nuits
Enchanteresses des souvenirs,
Pouvoir de la fortune divine.

Les larmes du crépuscule
Puisent aux racines de la mélancolie
L’essence clairvoyante,
Est la nuit froide une nuit.

Vague le foyer des
Transformations sur la roche,
Soient sombres les terreurs
Du désir flétri.
Et fanent les fruits
Du maelström indolent
Au sommeil éternel.
Le temps des morts repose sur
L’existence des poussières profondes,
Abysses des mystères de la pureté.

Aie l’insondable obscurité,
Lumière de la finitude,
Pleine de la perfection
De l’imperfection insatiable.
L’âme du bonheur
Soit la lueur des astres
Sur l’horizon vespéral.


Les Briques Rondes, Harkkadius (le mec en peignoir, pas la Liche en robe)

#19 L'utilisateur est hors-ligne   Thrawn 

  • Côlon Errant du Haut-Denom
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Posté 26 août 2006 - 07:06

Elle chemine d'un pas lent sur le sentier,
Sa démarche gracieuse soulignant sa beauté,
Elle foule l'herbe encore humide de rosée.

Rien ne trouble sa tranquille balade,
Elle est perdue au milieu de ses pensées.
Pensant avec nostakgie à son fiancé,
Qui venait chanter à sa fenêtre des sérénades.

Elle chemine seule, le fiancé n'est plus là.
Elle souffre de la lourde absence de tendresse,
Quand elle se rappelle du bonheur, de de son ivresse.

Mais il surgit, là, au détour de ce chemin,
Il s'approche et doucement prend sa main.
Et à nouveau un sourire éclaire son visage.

Ils cheminent d'un pas lent sur le sentier,
Elle n'est plus seule, elle n'est plus délaissée.
Elle a oublié les jours sombres et les pleurs,
Ils cheminent dans ce bois, écrin de leur bonheur.

Une feuille fauve trourbillonne dans le vent.
Des nuis fraiches de l'automne il est le temps,
Le temps de cette saisons étrange dont elle est la dame.

Thrawn

Thrawn quitta le Comité aussi discrètement qu'il était venu, dans le silence de la nuit. Son poème, la seule trace de sa passage en ces lieux, était maintenant lisible par tous, mais il n'était destiné qu'à une seule personne...

#20 L'utilisateur est hors-ligne   Harkkadius 

  • Bourgeois Grassouillet
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Posté 26 août 2006 - 23:45

Dans l’Ombre du Son


La cécité lointaine des vagues
Endeuille le linceul de mon existence,
Acharnée à l’œuvre des terres d’ombre.
Ténèbres acheminent blanches
Connaissances de la nature glorieuse.
Chantent déjà les glaces
De l’abîme où
Dansent déjà les clameurs
Des tempêtes.

Les ondes tirent l’esprit
De la douleur en
Des barques coulant
Aux cieux d’horreur.

Mon âme est un voile de torpeur illuminé
Des Nébulosités implacables.
Saintes dorures enorgueillies
De mille réminiscences soient
Au bord du gouffre de la turpitude.

Brûlure résonnante des cloches abyssales,
Sur le seuil aux briques rondes Cérès s’abreuve,
Et les rires efface aux sombres écailles.
Souvenirs des fleurs à la nuit du matin,
Je cueille la colère qui se propage
À l’orée des tombes ruisselantes.


Les Briques Rondes, Harkkadius (idem)

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