Le Nouveau Monde: Instinct Chaotique - Le Nouveau Monde

Aller au contenu

 
Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

Instinct Chaotique

#1 Ellarielle

  • Groupe : Invité

Posté 02 juin 2005 - 19:39

Je n'étais qu'une petite âme insensée alors que je grandissait dans une richesse sans pareille. Je vivais au son de l'or et de la gloire, ne connaissant que les magnifiques palais, et ignorant le tumulte qui se cachait derrières les murs de la royauté. D'après mes pensées, le monde était un endroit ou seule la paix et l'harmonie existaient. J'ignorait la réalité, je ne savais pas que le Chaos et la Mort étaient présents. Mes parents m'éduquèrent dans la plus stupide religion à mes yeux, celle qui disait que chaque être humain monterait au ciel. Je les croyais, car je vivait dans un monde sans doute. Ma saleté de mère pensait m'apprendre la vraie vie en me parlant du bien absolu et des balivernes à propos que tout le monde vivait dans la richesse éternelle…

De ma naissance à mon quinzième hiver, je vécu dans cette éducation. J'aimais me balader dans les jardins privés de Mögria, la capitale du royaume. J'y cueillait des fleurs et je priai le Saint-Esprit. Parfois, je jetais un coup d'œil aux grands murs blancs ornés de lierre que mes parents avaient battis pour ne pas que je découvre la misère et le Chaos du monde. Je ne connaissait que les choses les plus inutiles, telles la cuisine, les fleurs, et seules les plantes dangereuses et les langues pourraient me servir. J'ignorait tout… Comme une stupide esclave à qui on a voilé le monde… Mon père avait réussi à me retirer l'envie de découvrir l'horizon, et de connaître le monde. Je suivais le chemin qu'est la richesse et la gloire. Mes balades dans les jardins me plaisaient, mais à l'heure qu'il est, je me culpabilise de ne pas m'être enfuie plus tôt.

La nuit tombée, je rêvassais en lisant des contes de Fées et de preux chevaliers. Je regardait les étoiles, avec, rarement, une impression que j'avait autre à faire que rester dans mon palais, mais je renonçait à partir. J'allait à l'école privée du palais, avec d'autres nobles, tous noyés dans le même emprisonnement.

Mais un jour, et ce fut ce jour qui changea ma destinée, une personne avait pénétrée dans l'enceinte, armée, elle avait tué quelques gardes. Leurs corps avaient étés retrouvés sur le toit de l'église. Je ne sais par quel prodige, le peur ne m'avait pas envahit, alors que tous fermaient à double tour les portes de leurs chambres. Ils étaient naïfs… Comment quelqu'un qui aurait réussi a s'infiltrer dans un palais censé éloigner les gens du monde n'arriverait-il pas à pénétrer dans une simple chambre située a quelques mètres de hauteur ? Je sortit de ma chambre, et courut vers les égouts, seule sortie pour arriver aux jardins, la nuit tombée, les portes étaient barricadées. Je pataugeait dans l'eau sale, découvrant pour la première fois de ma vie le dégoût. Après quelques minutes, j'entendis des pats se diriger vers moi. La personne en question était elle aussi dans les égouts. Je transpirait, tremblant de plus belle. Dans le noir, je ne distinguait qu'une ombres, et les pats se rapprochèrent. Enfin, la personne se retrouva face à moi. Elle était encapuchonnée, et on pouvait voir ses yeux qui roulaient dans ses orbites. Un sourire se traça sur son visage. Elle posa sa main sur mon épaule, comme pour me rassurer, mais je ne sentait pas l'eau glacée qui dégoulina sur moi.


- Continue, je te retrouverait à la sortie, chuchota-t-il avant de me faire signe de me taire.

Le bruit de quelques soldats en armure résonné au dessus de nous. L'inconnu continua d'avancer, et bientôt, je ne le distinguais plus. Je plaqua ma main sur mon front, celui-ci était brûlant. Sans réfléchir, je continua ma marche, m'enfonçant plus profondément dans les égouts. Enfin, j'aperçut la faible lueur de la lune. Un grille était à terre, l'homme l'ayant sûrement démolit. Chaque instant me faisait découvrir un autre monde, celui de la peur, du froid, de la maladie, et ces surprises n'étaient pas les plus fondamentales.

Sautant dans l'herbe humide, je m'avançait plus loin dans les jardins. Je me retournai, regardait les faibles lueurs des chambres. Là se situait celle de mon père. Je le reconnut grâce à la Sainte Croix qui se trouvait sur ses vitraux. Je m'assit là, attendant l'intrus.

Même si j'aurais été impatiente, le temps ne m'aurais pas énervée. Quelques minutes après être sortie, il était là. Il marcha calmement vers moi, et s'assit, me regardant longuement. Je n'osai que faire, mêlée entre la peur et l'excitation. Je ne put vraiment voir sa tête, mais son âge était indéfinissable. Il regarda l'herbe, et dit lentement…


- C'est donc bien toi…

Je le regardai sans comprendre, et répondit machinalement

- C'est donc bien moi quoi ? Je ne suis que la fille d'un noble couple… Je ne suis ni la princesse, ni la fille de dieu, ni…

- Tais-toi, m'interrompit l'homme. Tu vas dire encore plus de bêtises dans une phrase… Ce serait compliqué de te l'expliquer en si peu de temps, mais je vais essayer. C'est une longue histoire, qui n'a ni début, et qui n'aura sûrement ni fin. Dès mon enfance, le destin me mena vers quatre dieux. Mahazrak, Dieu du Sang et de la Chair, Bahorlak, Dieu de la Pourriture et de la Pestilence, Taherlak, Dieu des Crânes et de la Mort, et l'Universel, Dieu absolu. Ces quatre Dieux, frères les uns aux autres, s'unirent pour créer le Chaos, et ainsi semer peur dans les citées les plus luxueuses. Oubliés, étaient-ils, mais connus, ils sont. C'est pourquoi tes parents t'ont isolés du monde: ils ne voulaient pas t'effrayer et encore moins que tu t'allies aux Divinités Chaotiques. Ils croyaient que cela améliorerait ta situation, mais le contraire à plus de chances de se réaliser. Revenons à mon histoire… Je fut donc conduit à ces Dieux grâce à mes rêves. Je partis à leur recherche, et j'atteint mon but. Ils m'ordonnèrent de lire le Livre du Destin, un ouvrage expliquant le Chaos. Après cette longue lecture de nombreuses années, les quatre décidèrent de me marquer. Non, pas en me dessinant une croix au rose dans le dos, ni en me tatouant le front. Mahazrak et Bahorlak me mutilèrent à leur façon, tandis que Taherlak me rendit Zombie. Ainsi, j'apprit les lois de la Non Vie, et je dominai sur les armées corrompues. J'étais l'Elu des Dieux, le favoris des quatre, et ils m'accordaient le plus grand respect. Victoires après victoires, défaites après défaites, le Chaos grandit ainsi. Pendant six ou sept siècles, j'ai oublié mon âge précis, je dirigeai le Mal. Un jour, Taherlak me donna une mission. D'après lui, son Elu était né. Son Elue était née, devrais-je dire, car l'Elue est une fille. Je l'ai cherché pendant quatorze années, mais ce fut sans réussite. A la quinzième, j'apprit l'existence de ce palais. Je me renseignai sur son but, et je m'y suit rendu. Ce jour est celui-ci, l'Elue de Taherlak est la princesse d'Hoet, et elle se situe devant moi. C'est toi, Ellarielle, l'Elue du Dieu de la Mort…

Je ne savais que dire, bouche bée, j'étais perdue dans mes pensées. Sûrement ment-il, c'est probablement une scène. J'étais contre ce que je pensait, je savais que ce qu'il disait était vrai. J'ôtais sa capuche pour démasquer le comédien, mais je découvrit avec horreur un visage moisi. Je plaqua mes mains à ma bouche, horrifiée, je reculais d'un pas. Après avoir retrouvée mes esprit, je lui demandai son nom. " Liche… Liche Nagash " murmura-t-il. J'entendis un bruit, et je me retournai pour voir de quoi il s'agissait. Une demi-douzaine de gardes couraient, l'épée à la main. Liche se leva, étendit la main, et tous d'eux hurlèrent. Leur visage perdait leur cheir, puis la peau. Ensuite, les os tombèrent, et Liche se retourna vers moi.

- Ils vont revenir… S'ils sont plus que dix, je n'arriverais sûrement pas à les tuer. Suis-moi ! cria-t-il.

Il courut vers les grands murs, et je le suivit. Pendant un instant, je crus que je ne serais plus. Une flèche vint de face, et rafla mes cheveux. Je me retournai, et j'aperçut un soldat tombant, la flèche plantée dans sa gorge. mes jambes tremblaient, et je sentait ma transpiration couler à flots. Je vis Liche grimper au lierre, et je l'imitai. Une slave de flèches fut tirée, et les soldats qui me précédaient tombèrent. J'étais presque arrivée en haut du mur, qu'un main froide me saisit la cheville. Je me débattais, mais mes efforts étaient inutiles. Liche me tendit un couteau, et je le saisit. Je me laissai tomber, et une fois à terre, j'entendis le bruit des flèches une fois de plus. Je releva le tête, et je remarquai le soldat. Je planta mon couteau dans sa jambe, puis dans l'autre. Sous le choc de la douleur, il tomba. Une fis à terre, je bondi dessus pour le poignarder. Je me releva, et une nouvelle slave fut décrochée. M'assurant que j'avais le temps de grimper, je le fit en vitesse. J'arrivais en haut, et pour la première fois de ma vie, je vis autre chose que le ciel, le jardin, et le château.

#2 Ellarielle

  • Groupe : Invité

Posté 03 juin 2005 - 19:06

Depuis déjà trois jours, nous marchions en direction du Cimetière des Arcanes. Le voyage m'avait fait découvrir la vraie vie, goûtant enfin à la liberté. Bercée au son des histoires Chaotiques, je vivait différemment, mais je ne regrettais pas d'avoir quitté Mögria. De temps en temps, je regardais en arrière, mais les grands murs blancs n'étaient plus visibles, cependant, je jetais toujours le même regard curieux. Plus qu'un jour, et j'allais arriver à la capitale de Nekehera. Je ne savais pas ce qui allait s'y passer. C'était comme si les quinze années que j'avais passé ne m'avait apportées qu'un fausse image du monde. Comme si j'avais perdu la mémoire. Comme si je venais de naître, en plein milieux de nulle part. Je ne mangeait plus avec des couverts en or, décorés de rubis taillés. Je ne lisait plus les bêtes livres que mon maudit père m'avait imprégné dans la tête. Liche me parlait des Dieux Sombres, et il m'expliquait se qu'il avait ressentit lorsqu'il les avait rencontré, et la panique qui était en moi, il la justifiait. J'apprenais à me battre, mais trois jours n'étaient pas suffisants.

Lorsque nous arrivâmes à notre objectif, le silence régnait. Nous étions face à une montagne dont les toits étaient arrosés de neige éternelle. En haut, se trouvait une petite grotte, des dolmens l'entourants, elle n'était pas habituelle. Malgré mon inexpérience, je reconnu les vents de magie noire qui s'en échappait. J'enfourchais mon cheval pour arriver au sommet. Liche Nagash me fit signe de continuer. Il m'expliqua que si j'avais besoin de lui, il arriverait.

Quelques heures passèrent, tandis que je grimpait la montagne. Je comprit que ma monture ne supporterai pas le voyage, et je la lâchais dans la nature. Le terrain était plus escarpé, et ma gorge demandait se desséchait. De nouvelles heureuse passèrent, et la chaleur commençait à peser. "Plus que quelques mètres", murmurais-je. Cernée par la soif, je m'écrasais sous le sol rocheux. Evanouie, j'étais perdue dans mes pensées. Les heures défilaient, mais je n'y accordais aucune attention. Je nageait dans un univers irréaliste, entendant la voix de Taherlak résonner dans ma tête. Il me parlait, et je lui répondait. Je n'étais ni morte, ni vivante, ni entre les deux. J'étais en dehors de la vie, dans l'irréel. J'apprenais les divinités Chaotiques, le passé, le présent, je rattrapais le temps que j'avais perdue. Les jours passèrent, mais j'apprit de nombreuses choses. Je connaissais à présent le langage chaotique, le Livre du Destin, et bien d'autres choses.

Lors de mon réveil, il faisait nuit. Dans mon esprit était née une envie de réduire de monde des mortels en miettes. Je me levais sans me soucier de mes blessures, et j'entamais les derniers pats… Une entaillé était creusée dans ma jambe, et un ruisseau de sang en émergeait. Lorsque j'atteins le sommet, je rampais sous la douleur. Je fus étonnée par ce que je vis. Un livre était dressé sur une table, et était fermé. Au fond de la salle se trouvait une porte, trois triangles s'entrelaçants au-dessus. Je me hissait à la table, et je pris le livre. Sa couverture était de peau humaine, ainsi que les autres pages. Il s'intitulait " Le Livre Du Destin " et les mêmes triangles étaient dessinés Je l'ouvrit, et en commença la lecture.

Chaque page était comme un humain que j'égorgeais, me rendant plus de haine et d'envie de ravager le monde. Je découvrais avec joie le monde du Mal. Cet ouvrage était en langage Chaotique, et je lis les premières lignes à haute voix…


...Même dans ma chambre, protégé par les Templiers et par les prières des prêtres, je tremble de peur en écrivant à propos de la bête indicible, l'abomination, l'ennemi de toute vie, la terrible puissance que les hommes appellent le Chaos...


Sur mon visage se traça un sourire, et je reprit la lecture, me perdant dans les mystères les plus craints de ce monde…


#3 Ellarielle

  • Groupe : Invité

Posté 15 juin 2005 - 19:47

Je relevais la tête, refermant doucement le Livre. Deux années s'étaient écoulée depuis que j'avais commencé ce livre. Je m'avançais vers la porte, et je vis des insignes chaotiques sur celle-ci. Comprenant que je devais traduire, je caressa celle-ci en murmurant " Le Corbeau Noir Piétine La Colombe De Ses Griffes Fourchues…". Il silence se fit, puis, la porte s'ouvrit, laissant place à une petite pièce. Des armes étaient posées à ma gauche, et des instruments de torture à droite. Un vieil homme était assit par terre. Il se retourna vers moi, et me demanda doucement…

- Es-tu prête ? Tu va devoir résoudre mon énigme. Si tu réussis, tu aura droit à me tuer… Par contre, si tu échoue…Bon, voici l'énigme:

J'atteins les toits de neige lorsque je suis adulte… Je ne peux espérez mieux que mon corps sur une bannière… Jadis cloué j'étais… Maintenant béni je suis… Demain puissant je serais… Mais méfie toi de cette énigme… Je ne suis pas celui que je pense… Je suis celui qu'il représente…

Je sourit, m'approchant d'un petit bracelet, des pointes vers l'intérieur. Je m'avançai vers lui, et enroulais ce bracelet à son poignet. "Hoet", dis-je en le tirant vers trois triangles de métal. Je le pendit par les pieds, et sortait un petit couteau de ma cape. " Longue vie à la prochaine reine d'Hoet ", hurlais-je avant de le décapiter et de retourner poser sa tête sur le Livre du Destin, maintenant fermé.

Je vis le sire Liche, et je couru pour le rejoindre. Arrivée en bas, il m'offrit un cheval et nous partîmes vers la citée. Le chemin ne fut pas long, mais la discussion de manqua pas. Le soir tombé, nous aperçûmes le Cimetière des Arcanes. Je me souviens encore des grandes portes noires qui accueillaient les voyageurs, mais nous fûmes accueillis en héros. Des dizaines de prisonniers furent exécutés, et le sang jaillissait de tous parts. Tandis que nous traversions la citée, un homme couru vers moi. Il me hurla qu'il s'appelait Lyandor, et qu'il était venu de Hoet pour m'accueillir en ces murs. Il m'offrit un crânes, et je repartis dans l'ombre avec le sire Liche. Nous entrâmes dans un majestueux palais, et les murs étaient de sang. M'asseyant, je regardait la magnifique architecture chaotique. Des crânes empilés gisaient tandis que des gouttes de sang coulaient et des petits vers allaient et venaient dans de petits trous. Tournant la tête vers le sire Nagash, je remarquai qu'il n'attendait que moi.

- Ellarielle, ce palais est tient, tu y séjournera jusqu'au jour où tu désirera pendre le pouvoir des terres que sont tiennent de droit, me dit-il.

J'acceptai, et lui dis-je que je partais dormir. Ainsi trois ans passèrent, et je découvrait les sacrifices, les conquêtes, et bien plus… Je devenais plus rêveuse, et passait mon temps dehors, sous les étoiles, à penser à des choses que je ne saurait décrire. Bientôt, je compris que l'heure était venue pour moi de tuer mes propres parents et de reprendre leur trône. Je le signalais à Liche, et il m'offrit des soldats et décida de m'aider dans ma tâche. Les jours de marche furent longs, et le terrain nous était souvent défavorable. Lors du troisième jour, nous aperçûmes les murs du palais. Ils étaient mêmes, et en les voyant, de stupides souvenirs me revinrent à l'esprit. Nous attendîmes la nuit tombée pour intégrer le palais. Le silence régnait, et nous arrivâmes à pas de loups devant les murs. Une fois les avoir franchis, nous continuâmes vers la grande porte. Liche se tourna vers moi…


- Tu pourras entrer par les égouts, et ensuite tu monteras les escaliers qui mènent à leur chambre. Nous nous occuperons d'attirer l'attention en tuant quelques gardes…

J'obéis, courant vers les égouts. La grille était de nouveau là, mais quelques simples sortilèges suffirent pour la faire tomber. Je courus dans l'eau sale vers la petite grille située en haut, que je fit sauter de la même manière. Je me hissais au sol pour ensuite grimper les escaliers. Je vis la porte de bois à la serrure d'or incrustée de diamants. Je la défonçais pour entrer dans la pièce sombre, je vis mon père assit. Il se tourna vers moi, un regard de lamentation.

- Je t'ai élevée dans de magnifiques palais et tu t'es enfuie… Que dois-je penser ? Ma fille m'a abandonnée… Quoi de pire ?

- Peut-être le fait que je te tue, dis-je en souriant. J'ai entendue trois ans pour être prête à te tuer, et maintenant que je suis sur le fait, j'en suit impatiente, murmurais-je en sortant mon épée. Je la tendit à sa gorge, et la trancha précipitamment. Le corps tomba au sol, et la tête roula sur le lit. J'ôtais la couronne de sa tête et la place sur la mienne. Je le pendit à la fenêtre pour le laisser proie aux vautours. C'est depuis ce jour que le pays sombra dans les infinies religions chaotiques, chaque être devant mes ordres…

J'enfonçais mon épée dans sa gorge, et m'empara de la bannière des gardes, pour y enfoncer la tête de l'ancien roi...


#4 Ellarielle

  • Groupe : Invité

Posté 23 juin 2005 - 19:49

Je descendit les escaliers pour retrouver mes amis, et je suivis le fracas des épées. Enfin, je vis, le sire Liche entouré de soldats se défendre contre une patrouille de gardes. Je comprit qu'ils n'avaient pas encore réalisés que j'étais la reine, même si la couronne reposait sur ma tête. Je vis l'un d'eux tendre son arc, et je suivis la flèche des yeux. Mon sang se glaça. Je courut pour porter secours à la victime, mais la mort s'emparait d'elle. Le sang coulait sur le corps de mon ami, tandis que je fondais en larmes. Je me relevais et courut vers l'archer. J'enfonçais mon poignard dans sa gorge tandis que j'agrandissait la plaie. Un sourire se traça sur mes lèvres, et jamais je n'avais ressentis tant de colère et tant de tristesse à la fois. Un haine s'emparait de moi, tandis que je continuais à tuer les gardes.

Sa mort me peinait infiniment, et je dus laisser le règne d'Hoet à quelques personnes, pendant que je peinais dans le deuil. Quelques jours après que je repris le pouvoir, alors que l'aube se levais, le bruit des grandes portes résonna. Je vis un seigneur entrer, son épée à la main. [span style=\'color:red\']« Il n’y a aucun dieu de la mort, il n’y a aucune représentation de la mort à avoir, il n’y a que la mort elle-même sous tous ses aspect morbide. Il n’y a donc place pour dieu de la mort, il n’y a donc place pour Taherlak et il n’y a donc place pour tous ces rituels sacrificiels comme les tiens ! »
, me dit-il d'un air de défis. « Nous verrons… Le meilleur d'entre nous dira vrai…», lui dis-je ne empoignant mon épée, lui faisant signe de sortir.

Nous nous battîmes pendant bien longtemps, et chaque coup était parfait. Malheureusement, la lame de mon adversaire se fraya un chemin aux travers de mes ripostes, et heurta ma jambe. Je m'effondrais, le poids de la fatigue de ce combat ne pouvais être supporté par mes jambes. Je ne crus pas ma douleur, jusqu'au moment où j'aperçut une coulée de sang dégouliner de ma chair. Cependant, le pire était le mal moral… Taherlak, dieux des crânes, m'aurait-il abandonné ainsi ? Aurait-il accepté de me laisser périr ? Où alors, je voyageur disait vrai… « Taherlak n'existe pas », pensais-je. Je relevais la tête pour fixer mon adversaire, et je le vis, lui aussi, écrouler sous la fatigue de combat. « Il n’y a aucun dieu de la mort, il n’y a aucune représentation de la mort à avoir, il n’y a que la mort elle-même sous tous ses aspects morbides. Il n’y a donc place pour dieu de la mort, il n’y a donc place pour Taherlak et il n’y a donc place pour tous ces rituels sacrificiels comme les nôtres ! », dis-je un sourire aux lèvres. « A présent, si je me bat, ce n'est ni pour la cause du Saint-Esprit, ni pour la fortune du pays, ni pour la stupidité imaginative qu'est les dieux, mais pour la mort elle-même… Chaque homme que je tuerais sera mort offerte pour elle-même…». Je partis en son royaume, pour y découvrir le mystère que reflétait la mort. Il me raconta qu'il était fils de la mort et du mal, et je découvrit avec étonnement que nos civilisations étaient mêmes. Ainsi, mon peuple oublia le nom de Taherlak, dieu qui, comme tous les autres, était né de l'imagination des hommes…
[/span]

Partager ce sujet :


Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet